Ouest rennais : quelle est la solution ?

Le 21 janvier 2019

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Comment résoudre les problématiques de congestion dans l’Ouest rennais ? C’est un des enjeux des travaux lancés par le DREAL Bretagne pour trouver une solution optimale répondant à l’ensemble des enjeux et problématiques de déplacements du secteur.

Dans le cadre du Contrat de plan Etat-Région 2015-2020, l’Etat et ses partenaires ont souhaité relancer les réflexions relatives aux voiries structurantes de l’agglomération rennaise, en faisant inscrire des financements pour réaliser quelques premiers travaux de court terme, et pour réaliser des études pour préparer des actions plus conséquentes à inscrire à de futurs programmes d’investissement.

Parmi les problématiques identifiées comme devant faire l’objet d’une réflexion prioritaire figure l’amélioration de la desserte de l’Ouest rennais, soit un ensemble formé notamment par la rocade ouest de Rennes entre les portes de Brest et de Nantes, et les différentes pénétrantes, dont la RN24 dans sa traversée du Parc d’activité Ouest.

Cet enjeu a déjà fait l’objet de nombreuses études par le passé. Mais aucune n’a permis d’arriver à un consensus sur les objectifs poursuivis ou les solutions envisageables.

Des trafics de transit et d’échange

L’organisation du réseau routier de desserte de la Bretagne en étoile autour de Rennes et la forme géographique de l’agglomération rennaise sur le principe de « ville archipel » concentre en effet l’ensemble des trafics de transit et d’échange sur la rocade rennaise.

Dans cette configuration en étoile, la RN 24, dans sa section finale en arrivée sur Rennes, constitue le point d’entrée dans Rennes depuis le Sud de la Bretagne (Vannes, Lorient…) et l’Ouest de l’agglomération rennaise. A ce titre, elle assure à la fois un rôle de transit à l’échelle de la Bretagne et d’échange entre Rennes et l’Ouest de l’agglomération rennaise. A cela s’ajoute une fonction de desserte locale des zones industrielles et d’activités de la route de Lorient et des Trois Marches (« Parc d’Activités Rennes Ouest ou PARO »).

La cohabitation de l’ensemble de ces usages et l’accroissement des trafics, lié au développement de l’agglomération rennaise notamment, engendrent des difficultés de circulation sur le « système routier ouest rennais » constitué notamment de la RN 24 et de la rocade ouest.

De nombreuses études réalisées au cours des vingt dernières années sur des solutions de réaménagement en place et/ou de création de nouvelles infrastructures n’ont pas permis de faire ressortir un consensus entre les acteurs et surtout de trouver une solution optimale répondant à l’ensemble des enjeux et problématiques de déplacements du secteur.

Remise à plat

Avant d’engager de nouvelles études de solutions techniques, l’Etat et ses partenaires ont souhaité prendre le temps d’une remise à plat stratégique, permettant de partager les enjeux, objectifs et contraintes, afin décerner les hypothèses envisageables, les scénarios à explorer et les nouvelles potentialités techniques, en agissant sur tous les modes de transport et tous les volets de la mobilité.

La démarche, pilotée par la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL), a débuté fin 2018. Elle consiste en trois phases successives : un diagnostic et un partage des enjeux, incluant des entretiens avec les acteurs du territoire, une phase de construction de solutions puis une phase de test. Deux premiers séminaires ont eu lieu avant Noël : le premier a permis à tous les participants de partager un diagnostic sur la situation et de définir collectivement les attentes et les enjeux. Le deuxième a permis de travailler sur les solutions imaginables.

Covoiturage, ferroviaire, navette autonome au sein de la Zone d’Activité Ouest, augmentation de la capacité de la RD 288, suppression des feux de la route de Lorient, suppression de sa traversée par les véhicules, péage urbain ou péage positif… Les solutions évoquées ont été nombreuses et diversement commentées par les intervenants présents. A partir de celles-ci, la DREAL va pouvoir tester et modéliser d’ici le printemps différents scénarios avant de décider de la suite à l’été.