Mobilités dans le Grand Ouest : ce que propose le rapport Rol-Tanguy

Le 25 juillet 2018

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En janvier dernier, le gouvernement renonçait à l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes et s’engageait dans un « projet pour les mobilités du Grand-Ouest ». Pour l'alimenter, il a demandé au conseiller à la Cour des Comptes, Francis Rol-Tanguy, des propositions concrètes. Orientées vers la mobilité des personnes, certaines pourraient impacter le fret.

Route, fer, aéroportuaire… Le rapport détaille l’ensemble des mesures susceptibles d’améliorer les mobilités dans le Grand Ouest (Bretagne et Pays de Loire). Liaison Nouvelles Ouest Bretagne – Pays de la Loire (LNOBPL), desserte des aéroports parisiens, développement des aéroports bretons, optimisation du réseau ferroviaire, finalisation de la RN164 à 2x2 voies… : les propositions de manquent pas.

En matière routière comme ferroviaire, le rapport donne cependant la priorité à une « meilleure gestion et exploitation » des infrastructures existantes, en privilégiant par exemple la signalisation en matière ferroviaire ou la gestion dynamique en matière routière. Pour Francis Rol-Tanguy, « la construction d’infrastructure nouvelle ne semble en effet devoir se justifier que lorsque la congestion et de la saturation ne peuvent trouver de réponse adaptée au travers d’autres mesures, notamment des mesures d’exploitation ».

Vers un péage sur les périphériques rennais et nantais ?

Pour M. Rol-Tanguy, la rocade de Rennes ne connaît pas encore l’état de congestion de son homologue nantais. « Mais la situation est déjà tendue et ne peut qu’aller dans le sens de son aggravation ». « Les Conseil Régional, Conseil Départemental, Rennes Métropole en sont conscients et ont sollicité le Préfet de Région pour qu’il prenne l’initiative de ce travail ». Pour le rapporteur, ce travail devra aborder les questions de voies, d’entrecroisement, de régulation d’accès mais aussi de gestion dynamique, de voies dédiées ou de parkings de dissuasion.

Du côté de Nantes, le périphérique connaît, lui, des périodes de congestion récurrente dans la journée. Un programme partenarial a été défini, qui porte essentiellement sur la régulation d’accès et le traitement des entrecroisements, afin d’augmenter la capacité Sud. « Il faut espérer aussi que les travaux prévus au plan d’investissement autoroutier (PIA) sur la petite partie concédée seront finalement autorisés (jonction avec A11) ».

Autres pistes : réfléchir à une gestion dynamique de cette infrastructure, grâce à la mise en place d’outils de gestion du trafic, ou utiliser la bande d’arrêt d’urgence pour des circulations ciblées tels que les transports en commun ou le covoiturage. « La réflexion ne devrait pas éviter la question du péage urbain ». Tel que proposé, ce péage pourrait être modulé suivant les heures ou le niveau de pollution des véhicules.