La logistique bretonne en chiffres

Le 18 avril 2018

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Comme tous les ans, l’observatoire régional des transports de Bretagne (ORTB) vient de publier son memento pour l’année 2017. L’occasion de s’attarder sur les principales caractéristiques logistiques de la région. Revue de détails…

Le mémento réalisé tous les ans par l’ORTB présente l’activité transport et logistique régionale dans toutes ses composantes : les immatriculations et le parc de véhicules, la consommation de carburant, la sécurité routière, l’environnement et les transports, les entreprises et l’emploi, la formation ou encore les trafics. Une bonne raison de mettre en avant quelques éléments de la logistique régionale.

Les flux intrarégionaux

En moyenne sur 5 ans, les flux de marchandises transportées à l’intérieur de la Bretagne avoisinent les 115 millions de tonnes. Ce volume, bien qu’ayant légèrement reculé entre 2015 et 2016, reste sur des valeurs élevées. D’après l’ORTB, 99% des flux intrarégionaux passent par la route et 62% sont réalisés en compte propre. Depuis 2008, le compte propre se développe ainsi renversant ainsi la parité qui existait entre ce type d’organisation et le compte d’autrui au début des années 2000 et renouant avec la situation existante dans la décennie précédente.

La filière agro-alimentaire représente 30% des échanges intrarégionaux, devant les matériaux de construction et les minerais. Les échanges intra-départementaux sont par ailleurs largement prépondérants : de 79% pour les Côtes d’Armor et le Morbihan à 89% pour l’Ille-et-Vilaine.

ORTB2Les flux interrégionaux

Les flux interrégionaux s’élèvent à 38,5 millions de tonnes. Ces flux que la Bretagne entretient avec les autres régions de France se sont redressés en 2018 (+1,4%) après trois années de baisses consécutives qui lui ont fait perdre près de 8 millions de tonnes de marchandises. Ce sont les flux entrants pour compte d’autrui qui, avec 7,8% d’augmentation, tirent en 2016 le résultat vers le haut. Par contre, la part du maritime dans ces échanges recule et perd près d’un point.

Les flux internationaux

Les valeurs échangées entre la Bretagne et les pays étrangers sont à la baisse en 2016 (-5,4%) par rapport à 2015. La raison principale évoquée par l’ORTB en est le résultat plus faible des importations qui ont cédé 10,6% sur un an et ce, malgré la stabilité des exportations. La route reste majoritaire dans ces échanges (53%), la mer en représentant un peu plus du tiers.

En 2015, comme les deux années précédentes, le solde commercial de la Bretagne avec les pays étrangers a été positif. Les exportations ont dominé aussi bien dans l’ensemble des flux internationaux (52%) que dans sa partie intra (51%) ou extra-communautaire (60%).

Au sein de l’Union européenne, le poids de l’Allemagne dans ses échanges avec la Bretagne est de 18,9%, suivi par l’Espagne à hauteur de 14,2%. Le Bénélux arrive troisième, devant l’Italie. Ces trois partenaires assurent près de 60% des échanges européens.

L’Asie assure, elle, près de 40% des échanges extra-commaunautaires, devant l’Afrique et l’Amérique du Nord, qui ont connu les plus fortes hausse entre 2014 et 2015 avec respectivement +131% et +108%.

Les implantations logistiques

ORTB3Le nombre de bâtiments « non agricoles » de plus de 1.000m2 qui ont obtenu leur permis de construire en 2016 est équivalent à l’année précédente. En moyenne, sur les dix dernières années, 53 permis de construire sont octroyées annuellement pour des bâtiments de stockage, pour une surface moyenne de 3.400m2.  

Retrouvez l'ensemble de ces informations et bien plus dans le mémento 2017 des transports en Bretagne