Les trafics portuaires bretons à la peine en 2016

Le 07 mars 2018

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En 2016, le trafic de marchandises de l’ensemble des ports de commerce bretons a à peine dépassé la barre des 7 millions de tonnes. Il était de plus de 9 millions en 2008. Détail du dernier rapport de l’ORTB sur l’activité portuaire régionale.

En 2016, le trafic de marchandises de l’ensemble des ports de commerce bretons a à peine dépassé la barre des 7 millions de tonnes. Il était de plus de 9 millions en 2008. Détail du dernier rapport de l’ORTB sur l’activité portuaire régionale.

Le volume de marchandises ayant transité par les ports de Bretagne a baissé de 600 000 tonnes en 2016, soit près de deux fois plus qu’en 2015. D’après l’ORTB (Observatoire Régional des Transports de Bretagne), cette baisse est due essentiellement au ralentissement du trafic marchandises dans les ports de Saint-Malo, de Lorient et de Quimper, la tendance baissière des deux premiers depuis la crise semblant se confirmer, malgré des fluctuations annuelles. Depuis 2008, le port de Saint-Malo a ainsi connu une baisse annuelle moyenne de -4,5 %. Elle est de -3,9 % pour Lorient.

A Brest, le trafic a régulièrement progressé entre 2008 et 2012 (1 % en moyenne annuelle) mais décroît, depuis 2012, d’environ 2 % par an en moyenne, malgré une reprise des échanges en 2016 (+3 %).

Les importations représentent un peu plus de 80 % de l’ensemble du trafic, les ports de la façade nord (de Brest à Saint-Malo) gérant près des deux tiers des importations et presque la totalité des exportations (92 %).

Ports 2016L’agro-alimentaire en tête

Bien qu’en perte de vitesse depuis 2014 (-3 points sur 3 ans), la part des produits agro-alimentaires dans les échanges est prépondérante (36,4 %), à l’import comme à l’export. Suivent les produits énergétiques (essentiellement en importations) dont la part augmente de plus de 2 points en un an (24,2 %). Puis viennent la catégorie « minerais, métallurgie et matériaux de construction » à parts égales avec les produits manufacturés (15,5 %).

Des échanges à l’international

Sans surprise pour l’ORTB, une majorité des échanges (73 %) se réalise avec les autres pays et à peu près le quart avec les autres régions françaises. Le fret maritime échangé par la Bretagne avec tous les pays est constitué de produits issus de l’agro-alimentaire (45 %), des produits énergétiques (20 %) et manufacturés (18 %).

Les échanges avec le Royaume-Uni arrivent en tête, en hausse en 2016 après avoir baissé de 50 % en 3 ans. La Russie est le deuxième pays à échanger le plus avec la Bretagne (+ 30% en un an), suivie des Pays-Bas, du Brésil et de l’Espagne. Le volume de fret échangé avec ces cinq pays équivaut à près des deux tiers des échanges.

A chacun sa spécialité

Les trois ports bretons décentralisés que sont Brest, Lorient et Saint-Malo assurent plus de 87 % des échanges. C’est 3 points de mieux comparé à 2015.

Par les ports de la façade nord de Bretagne (de Brest à Saint-Malo) passent 96 % des produits issus de l’agriculture et 54 % de produits alimentaires.

Le port de Lorient, lui, est spécialisé dans les produits énergétiques (52 %) de même que celui de Brest. À eux deux, ils totalisent la quasi-totalité des flux de produits pétroliers (97 %). Le volume total des produits pétroliers représente environ le quart des échanges portuaires.

Dans les ports de Roscoff et de Saint-Malo transitent 82 % de produits manufacturés. Une grande partie de ces échanges est constituée des véhicules transitant par le biais des rouliers entre la France et l’Angleterre. Près de 600 000 tonnes d’engrais et de produits chimiques s’échangent dans les ports de Bretagne dont 80 % dans le seul port de Saint-Malo. Alors que le port de Brest centralise 87 % les flux de matières premières secondaires et de déchets qui sont des exportations.