Nouveaux instants de consommation : y’aura-t-il du cochon à Noël ?

Le 05 décembre 2017

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Créée en 1954 à Mordelles en Bretagne, la charcuterie Brient lance un jambon de Noël avec un sachet d’épices. Alors qu’il était considéré comme un met d’exception à l’époque de l’empire romain, servir du cochon pour les grandes occasions était passé de mode ! Une initiative qui fait remonter le temps et décloisonne le jambon du quotidien...

 

A l’occasion de la fin d’année, Brient décline son jambon cuit supérieur dans un format inédit de 1Kg (pour 6 personnes environ) et pratique pour un repas convivial, gourmand et facile à préparer. Le jambon de Noël 1Kg est élaboré à partir de viande de porc fraîche d’origine France et se consomme aussi bien chaud que froid. 

Le conditionnement comporte des conseils de préparation, une suggestion de recette et une fenêtre de visibilité en forme de cochon.

Le jambon de noël : une Véritable tradition aux antilles !

 

Pas de Noël Antillais sans punch au coco, petits pâtés, boudins antillais, ragoût de cochon... Et surtout, le célèbre jambon antillais, mangé froid comme chaud.

Les premiers jambons de Noël avaient été importés par les Américains jusque dans les îles anglo-saxonnes et françaises des caraïbes au début du XVIIII siècle.

Jusqu’aux années 70, ils étaient conditionnés dans des chaussettes, et durant les expéditions stockés dans des caisses en bois. Il était livré fumé et largement salé pour des raisons de conservation.  C’était un jambon préparé spécialement pour Noel. Il était enveloppé dans un sachet qu’on appelait "ti sak a janbon".

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Il était nécessaire de faire tremper le jambon 4 jours dans de l’eau pour le dessaler. Une fois cette longue étape terminée, on le faisait mijoter au feu de bois avec un bouquet d’aromates pendant 4 heures pour qu’il soit bien dessalé. Après cette cuisson, il était placé sur une plaque à égoutter où on le saupoudrait de sucre et l’enduisait de saindoux. Puis le jambon était enveloppé dans un papier glacé, et avec un fer à repasser, on glaçait le jambon : le sucre et le saindoux fondaient donnant un caramel qui restait brillant. 

Dans les années 80, l’entreprise familiale "Marion" qui fabrique artisanalement depuis plusieurs générations des salaisons et charcuteries, facilitera la façon de préparer le jambon, en créant les premiers jambons de Noël précuits que l’on retrouve aujourd’hui partout aux Antilles. Il est vendu à l’os, fumé, cru (à dessaler et à cuire), nature ou pimenté (à déguster chaud ou froid). La texture du jambon de Noël est unique en son genre ! Un bon jambon se doit d’être bien "dodu" et ferme au toucher, lézardé de gras. La chair doit être bien rosée, un peu filandreuse et fumée.

  • La préparation du jambon de Noël aujourd’hui
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Aujourd’hui, il existe de nouvelles techniques et recettes comme le jambon à l’ananas ou caramélisé au sucre de canne, mais elles sont assez récentes (provenant plutôt d’une ancienne tradition culinaire anglo-saxonne), le mélange sucré-salé n’étant pas très répandu aux antilles…

La recette traditionnelle d’aujourd’hui consiste donc à faire caraméliser le jambon au four quelques minutes dans une préparation à base de sucre de canne, de tranches d’ananas disposées sur la viande et de rhum.

Une "ti" histoire à raconter et des recettes à partager pour (re)servir du cochon en habits de fêtes et "Chanté Nwel"

 

 

 

 

 

Un jambon qui fait remonter le temps… !

 

 

La consommation du jambon remonte à plusieurs siècles. Autrefois associé à la semaine Sainte, précédant Pâques (durant lesquelles on ne mange pas de viande), et aux grandes occasions à l’époque de l’empire romain, le jambon était fortement apprécié pour la diversité de ses goûts. Sa consommation s’est aujourd’hui tant démocratisée que les imaginaires et les usages consommateurs le réservent pour le quotidien… 

 

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Voilà une initiative de la charcuterie Brient qui fait remonter le consommateur dans le temps, à l’époque où le cochon était encore considéré comme un met d’exception, servi sur les plus belles tables, une chaire noble de la gastronomie … mais également voyager le temps d'une soirée aux Antilles, là où traditionnellement, on ose des recettes épicées et le mélange sucré/salé sur les tables de fêtes... De jolies histoires à raconter le soir de Noël… !

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