Mobilité autonome et biomimétisme : le projet de vision d'Edixia

Le 04 octobre 2016

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Les technologies de vision accélèrent pour répondre aux enjeux du véhicule autonome. Très centrées sur le traitement informatique d'images, Edixia propose une alternative électronique inspirée de la vision humaine.

Mobilité autonome : enjeu de sécurité

Les ADAS (Systèmes d’aides à la conduite) vont devenir une valeur clé dans l’automobile des prochaines années, de l’aide à la conduite jusqu’au véhicule autonome où l’intelligence embarquée sera le cœur du véhicule. L’enjeu est d’abord la sécurité, puisque 90 % des accidents sont imputés à une origine humaine. La robotisation de la conduite automobile, ou l’intervention automatique du robot sur la conduite humaine (comme le freinage d’urgence) conduira nécessairement à une réduction du taux d’accident mais aussi de la gravité des accidents. Pour le législateur et plusieurs constructeurs comme Volvo qui vise 0 mort avec ses voitures, la sécurité est bien la première motivation pour la mobilité autonome.

Les systèmes de reconnaissance vont par conséquent se multiplier dans les véhicules. Il s’agit de regarder dans toutes les directions et surtout de croiser les données interprétées par plusieurs capteurs afin de réduire le risque d’erreur d’interprétation des systèmes de vision. Il est ainsi évoqué au minimum 3 sources d’informations recoupées et pondérées entre elles afin d’en déduire une interprétation que l’informatique de pilotage pourra prendre en compte pour décider. 

 

Traiter un grand nombre de pixels par algorithme

Considéré encore comme futuriste il y a 2 ans, ces technologies avancent extrêmement vite et ont d’ores et déjà des prototypes roulants. La majorité des constructeurs annoncent des lancements commerciaux pour 2020. Caméras embarquées, algorithme d’analyse d’images en temps réel et intelligence artificielle sont les technologies clés pour la mobilité autonome. Nvidia spécialiste du traitement d’image, Mobil Eye spécialiste de l’intelligence artificielle sont ainsi devenus en très peu de temps des acteurs clés de ces technologies. Le nombre très important d’images à traiter et le besoin de haute définition vont entrainer des besoins de calcul embarqués considérables (on parle de supercomputer). L’enjeu actuel est ainsi de rendre mature cette technologie à un coût abordable pour l’automobile.

 

L’alternative Edixia de l’électronique et du bio-mimétisme

Edixia, spécialiste de la vision industrielle, travaille sur une technologie alternative de reconnaissance, adaptée aux applications dans les équipements industriels mais potentiellement aussi pour la mobilité. Alors que les technologies de vision se développent avec des algorithmes de traitement informatique d’images numériques pixel à pixels captées par la caméra, le projet d’Edixia utilise des principes biomimétiques de reconnaissance, biomimétisme inspiré de la manière dont l’œil et le cortex reconnaissent les formes. Le principe n’est plus ainsi de traiter un grand nombre de pixels, mais des diagrammes de plusieurs caractéristiques visuelles (9 au total : Teinte, saturation, luminance, texture, vitesse…), non plus par un algorithme informatique mais un circuit électronique s’inspirant des processus organiques de la vision humaine. Il en résulte un système peu encombrant, à faible consommation énergétique et nécessitant peu de lignes de codes. L’approche électronique permet également une grande vitesse de traitement. Les premières applications de cette technologie pour Edixia visent des équipements de robotique industrielle mais pourraient concerner ensuite des systèmes de reconnaissance embarqués. Le projet Gwel est soutenu par la filière automobile : labellisé par le Pôle ID4car, il a reçu en 2015 le Trophée de l’Innovation de la PFA (Plateforme nationale automobile).

 Projet Gwel Edixia

Une initiative à suivre, à rebours de la tendance actuelle, qui à la fois réhabilite l’électronique à la place de l’informatique et cherche à simplifier des processus complexes de reconnaissance par vision en utilisant le bio-mimétisme. Les premiers résultats confirment une forme de frugalité et d’efficacité du principe, qualités du vivant acquises au cours de long processus naturels.

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