Aider les seniors à augmenter leur consommation de protéines : quelles pistes peuvent être envisagées ?

Le 08 septembre 2016

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L'apport protéique constitue un réel enjeu pour l'alimentation des seniors. Afin de connaître les obstacles liés à la consommation de viande, poisson, œufs et produits laitiers, un questionnaire portant sur les fréquences, les obstacles et les motivations de consommation de ces aliments a été envoyé à un millier d’anglais âgés de 65 ans et plus...

 

 

 

 

 

 

 

Les constats

La consommation de viande est confrontée à différents freins :

  • Elle est perçue comme un aliment cher pour des seniors en général sujets à une diminution des revenus.
  • Elle n'est pas toujours facile à préparer, compte tenu de la diminution de la force musculaire, des capacités physiques (arthrose) et de la mobilité réduite.
  • Elle n'est pas facile à mastiquer chez les plus âgés qui voient leur santé bucco-dentaire s'altérer.
  • Enfin, l’image santé de la viande n’est pas toujours très positive (graisses saturées, cholestérol).


Le poisson est un aliment consommé essentiellement par les classes les plus éduquées et aisées.

  • La crainte majeure concerne le risque d’intoxication alimentaire, pouvant être lourde de conséquences chez une population fragile.
  • Beaucoup se questionnent sur la façon de le cuisiner.
  • Cet aliment est perçu comme entrainant beaucoup de déchets, d’où un coût de revient plus élevé.


Les œufs rencontrent moins de freins à la consommation.

  • Jugés peu chers.
  • Pas de déchets.
  • Conservation longue.
  • Faciles à cuisiner.
  • Texture compatible avec les problèmes de dentition.

 

Les produits laitiers sont essentiellement appréciés pour leur goût.

Les boissons et desserts lactées sont particulièrement consommés dans le cadre de moments conviviaux. La proximité des élevages et des producteurs est un facteur favorable à leur consommation.

 

Enfin, la question du goût individuel et surtout de l’altération des organes des sens avec le vieillissement constituent des freins communs à toutes ces sources de protéines.

 

Les solutions envisagées.

L'exploitation des questionnaires a permis de proposer différentes pistes pour améliorer la perception des principaux aliments contributeurs à l'apport protéique (viande, poisson, œuf et produits laitiers) et des idées pour encourager leur consommation.

  • L’emploi d’exhausteurs de goût (glutamate, sel) et autres condiments, de sauces et d’assaisonnements.
  • La promotion de produits semi-élaborés (tranchés, émincés) ou déjà cuisinés (par exemple, pain ou boulettes de poisson).
  • L’utilisation de produits faciles à conserver (boites de conserves, aliments fumés, séchés, salés, etc.) qui sont également souvent plus économiques et limitent le gaspillage.
  • La diffusion de recettes, d’idées pratiques et la réalisation de démonstrations et ateliers cuisine.
  • La communication sur l’image santé positive de ces aliments (message clair, simple et si possible personnalisé).
  • La convivialité.

 

Source : Cerin

Pour en savoir plus sur cette étude et ses résultats :

Barriers to and Facilitators of the Consumption of Animal-Based Protein-Rich Foods in Older Adults

 

Pour en savoir plus sur la nutrition santé : Portail Nutrition-Santé "Invest In Bretagne".

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