Local et terroir : des arguments en faveur des microbrasseries.

Le 05 septembre 2016

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn
En 2015, le marché global de la bière affichait une progression de près de 3%. Cette embellie est à imputer en partie à une météo favorable mais également à un renouvellement de l'offre. Place aux brasseries artisanales et microbrasseries qui répondent à une attente tout particulière de produits locaux et de terroir.

 

Les bières premium, spéciales et les spécialités représentent plus de 2/3 des volumes.

L'engouement observé actuellement correspond à un changement profond impulsé par les brasseurs :

  • diversification des saveurs avec parfois des parfums très originaux,
  • multiplication des moments de consommation avec une attention particulière à l'apéritif,
  • réveil du segment des bières sans alcool,
  • succès des bières très houblonnées,
  • déploiement des bières d'abbaye ou des bières artisanales

 

 

Les brasseries artisanales (moins de 10.000 hectolitres par an) et microbrasseries (moins de 1000 hl) sont en effervescence…

Bière3Si à partir des années 60 les petites brasseries ont progressivement été absorbées par les grands groupes, aujourd'hui les petits créent l'émulation. En effet, les micro-structures se sont multipliées, au départ sous l'impulsion de passionnés comme Coreff (29) en Bretagne qui a relancé la mode des bières artisanales avant que Lancelot (29) ne les suive. La Bretagne s’illustre d'ailleurs aujourd'hui par une progression exponentielle du nombre de brasseries professionnelles, même si le Nord et l’Est demeurent les premières régions brassicoles en France.

 

La quête de naturalité et de produits du terroir : des moteurs de déploiement.

La tendance au développement des micro-brasseries répond à un besoin des consommateurs, las des bières standardisées et avides de produits locaux.

Bière2

La locavorisme s'illustre par des ingrédients typiques des régions : bières aromatisées au marron, à la myrtille ou au nougat en Ardèche, recette à la farine de châtaigne pour la brasserie Pietra en Corse ou bière à l'eau de mer pour la brasserie Mor Braz en Bretagne.

Il s'articule également autour d'appellations évoquant le terroir comme "l'Alsacienne sans culotte" en Alsace, la "Celtika" ou la "Mor Bihan" en Bretagne, la "bière des Sangliers" en Ardennes, la "Ch'ti" dans le Pas-de-Calais, la "Piste noire" ou "l'Avalanche" dans les Alpes.

 

Bière

 

Entre Flyin' Beer, une microbrasserie mobile qui initie les personnes souhaitant brasser à domicile et la version Beer Bar de Soda Stream qui transforme l’eau gazeuse en une bière à 4,5%, la proximité et la personnalisation sont toujours plus poussées…

A lire également

Peligourmet, le nouveau BlaBlaCar de la distribution alimentaire

Le 13/02/2018

A l’heure où la distribution alimentaire cherche son nouveau visage, Peligourmet mise sur une dimension communautaire et collaborative à travers une plateforme de "co-voiturage alimentaire". Une sorte de "BlaBlaCar" de la distribution alimentaire… !

Viande : retour en force des bas-morceaux ?

Le 06/02/2018

Au premier abord péjoratif, le terme bas-morceau désigne des morceaux de deuxième et de troisième catégorie (à braiser et à bouillir), qui ne sont pas considérés comme des morceaux "nobles" de la viande. Et pourtant, ils collent parfaitement aux tendances : anti-gaspillage, tradition culinaire, saveurs d'antan...

Des algues comme coeur de repas... I Sea Bacon et I Sea Pasta s'invitent dans l'assiette des Français.

Le 25/01/2018

Les algues commencent à se faire une place dans l'assiette des Français : au départ plutôt sous forme de condiments ou de tartinables, l'algue gagne le cœur de repas, se substituant au légume, au féculent voire à la viande. Avec la pénurie alimentaire qui se profilerait à l'horizon 2050, l'heure est à la diversification.