Fraîcheur et saisonnalité, les défis de la supply chain de MerAlliance

Le 06 juillet 2016

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn

Rachetée il y a deux ans par le groupe Thai Union (Petit Navire), MerAlliance est le leader du marché du poisson fumé en marques de distributeurs (95% du chiffre d’affaires). MerAlliance dispose de plusieurs usines en Europe et la moitié de la production est fabriquée à Quimper, notamment les produits à haute valeur ajoutée (tartares, émincés marinés, etc). L’engagement de MerAlliance est régulièrement distingué par des certifications relatives aux matières premières (Label Rouge, Global GAP, ASC, MSC), à l’usine ou à ses process (IFS, BRC)

La saisonnalité sur le poisson fumé est très forte puisque 20% du chiffre d’affaires est expédié au cours des 3 dernières semaines de décembre. L’usine de Quimper (8000 m²) double ses effectifs et emploie jusqu’à 600 personnes pour absorber ce pic.

Le process

Le poisson en provenance de Norvège ou d’Ecosse est livré frais. Les filets sont levés avant d’être fumés pendant plusieurs heures. Après maturation (1 à 3 jours), le poisson est tranché puis conditionné. Les produits sont ensuite acheminés sur le site logistique de Landivisiau qui fait du co-packing, prépare les commandes (250 références, 40 000 commandes par an), étiquète et expédie les colis vers une centaine de destinations en France et en Europe.

La supply chain

Le périmètre de la supply chain « marché », pilotée par Gaëlle Sellin, couvre la prévision des ventes, l’administration des ventes et la fonction SAV/ litiges. La supply chain du frais impose un flux très tendu compte tenu de la péremption du produit et des contrats date validés avec les clients. L’objectif de stocks est de 2 à 2 ,5 jours. Le prévisionnel est donc essentiel et se décline chez MerAlliance à 3 horizons : prévision mensuelle à 12 mois, prévision hebdomadaire à 8 semaines et prévision à la journée.

Dans ce contexte de flux tendus sous température dirigée, "la maîtrise de sa logistique est stratégique" pour Laurent Jamier, directeur des opérations France, qui est notamment en charge de la production, des achats, de la logistique et de la supply chain. MerAlliance a donc dressé le profil logistique de ses clients selon plusieurs critères (nombre de destinations, fréquence des livraisons, poids des palettes, nombre d’unités par carton, etc.). Cette connaissance fine des pratiques logistiques de ses clients permet notamment à MerAlliance d'optimiser sa supply chain.

A lire également

Coopération logistique, l'aventure BSC s'arrête : une expérience riche !

Le 10/02/2017

Les membres de la commission coopérations logistiques ont décidé de mettre fin à leur projet pour des raisons de faisabilité économique. Individuels ou collectifs, les enseignements de ce projet sont très riches pour toutes les parties prenantes.

GNV : selon vous, où devraient être implantées les stations bretonnes ?

Le 10/02/2017

Après les enquêtes menées dans le Morbihan et le Finistère, nous sollicitons les chargeurs, transporteurs et distributeurs pour connaitre leurs besoins en GNV dans les Côtes d'Armor et en Ille-et-Vilaine (flotte et localisation des stations): répondez à l'enquête !

BSC visite Paprec Le Rheu : la gestion industrielle des flux de déchets

Le 27/01/2017

Bretagne Supply Chain a organisé une visite chez Paprec au Rheu (35) : comment sont organisés les flux de déchets? La collecte ? Le tri ? Le traitement ? La valorisation ?