Qui aura les clés de la voiture servicielle de demain ?

Le 07 juin 2016

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carte partenariats voiture servicielle tnLa voiture a d’abord eu des aides à la conduite de plus en plus avancées. Puis elle a été connectée. Demain elle sera autonome. Tout ceci permet, de plus en plus, de voir la voiture comme un service et à la voiture de proposer des services à bord. La voiture devient donc servicielle, un moyen de transport intégré ou à intégrer aux autres modalités de transport. Elle ne sera peut-être bientôt plus qu’un support à d’autres services. Elle est en tout cas de plus en plus partageable et partagée !

Le positionnement des acteurs de la mobilité

L’année 2016 apparaît comme l’année des (re)positionnements des constructeurs dans le secteur global de la mobilité. Dans leurs feuilles de route, ils veulent rester des acteurs centraux de la chaîne de valeur, non plus de l'industrie automobile, mais de la mobilité au sens large. Cela passe par le déploiement de services de mobilité autour de la voiture, le développement de services dans la voiture (véhicules autonomes …). Ils investissent, ils rachètent, ils passent des accords avec des start-up de la mobilité ou des acteurs du numérique.

Stratégie de diversification ? Réelles modifications du coeur de métier des constructeurs ? Simple investissements financiers ? Effet d'annonces ? Depuis le début de l’année, les rapprochements entre les constructeurs automobiles, les géants du numérique et les nouveaux services de mobilité se sont multipliés.

Nous retrouvons parmi les acteurs majeurs se positionnant comme opérateur de mobilité :

  1. Les constructeurs automobiles ;
  2. Les acteurs du numérique ;
  3. Les opérateurs historiques de transport ;
  4. Les start-up de la mobilité : VTC, autopartage ...

Tous se rêvent leader de la mobilité de demain.

Voici une carte des rapprochements entre les grands constructeurs et les services de mobilité.

carte partenariats voiture servicielle web

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Les rapprochements commencent"

 

Quels enjeux pour les acteurs traditionnels de la filière automobile ?

L’étude prospective DGE / PIPAME sur les usages novateurs de la voiture et les nouvelles mobilités (covoiturage, autopartage ...) a décrit 3 scénarios pour ces prochaines années :

  1. Une offre de mobilité régie par une Autorité Organisatrice de la Mobilité “publique” ;
  2. L’annexion des nouvelles mobilités par les acteurs traditionnels de la filière automobile ;
  3. La domination des plateformes privées numériques de la mobilité.

Quel que soit le scénario, le volume des ventes baisse, le chiffre d’affaire globale diminue et les emplois diminuent. Le scénario 3 est le plus bénéfique tant pour l’emploi que pour le chiffre d’affaire global généré. Le scénario 2 est celui où le parc automobile se réduirait le plus.

C’est pourtant ce dernier que l’étude a jugé comme le meilleur compromis. C’est aussi ce scénario que semble dessiner les prises de position et les rapprochements opérés par les constructeurs. Rester l’acteur central de la mobilité prime donc sur le volume des ventes des voitures.


Bonus : chronologie des annonces de partenariats depuis début 2016

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GAFA et startup mobilité"

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