Le pâté d'Cochonne : quand la charcuterie se modernise, chaud devant !

Le 29 mars 2016

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Pas toujours facile pour un pâté d'être créatif et innovant. Le pâté d'Cochonne a relevé le défi en misant sur la carte décalée, un tantinet coquin. Cette petite boîte rose ne passe en effet pas inaperçue et fait parler d'elle !

Pâté d'Cochonne : un produit artisanal breton

 

Pour ses 10 ans, la conserverie artisanale finistérienne, Secret de Famille, a fait une entrée remarquée avec son Pâté d'Cochonne. Les deux soeurs Sarah JETTAIN et Sandra KERLOCH, fondatrices de l'entreprise, ont frappé un grand coup avec ce pâté 100% breton.




Pauvre en matière grasse, ce produit est un pâté de chair maigre de cochon, fabriqué avec des morceaux nobles tels que les jambons et les filets. Il est cuisiné et assaisonné avec juste ce qu'il faut d'épices et d'aromates ; les oignons proviennent eux aussi du territoire breton. L'ensemble des ingrédients qui le composent sont naturels. Le pâté est sans allergène et sans gluten. Ce Pâté d'Cochonne se consomme aussi bien froid que chaud. Il est référencé en épicerie fine, mais aussi en grandes surfaces, nouveau challenge pour l'entreprise. Il est possible également de le commander directement sur le site www.patedcochonne.fr 

 

Fabriquée à Douarnenez, cette petite boîte de conserve rose bonbon très girly de 156 g revêt un look humoristique, voire charnel un tantinet coquin. Depuis le lancement à l'été 2015, la petite cochonne est en effet en petite tenue : elle porte à ce jour un bikini mais elle pourra prendre, aux dires des dirigeantes, différents looks selon les évènements de l'année. Le choix de la dénomination produit "Le pâté d'Cochonne" est osé mais malin.  La marque s'exprime sur un terrain "border line" mais elle le fait avec tact. Son personnage, la Cochonne, a des allures drôles et attachantes donnant ainsi un capital sympathie important à la marque.

 

Sexualité + alimentaire = forts atomes crochus

Qu'elles soient implicites ou explicites, les connotations "provoc" et coquines pénètrent la communication des marques alimentaires.

Selon Zafizara Moana, auteur de l'article Désir et sexualité dans les publicités d’aliments :

"Le lien entre aliment et sexualité est évoqué dans plusieurs symboles et représentations de notre société. Du mythe du péché originel aux désignations des attributs sexuels par des noms de fruits et de légumes en passant par quelques formules évoquant les deux notions (« je vais te manger », « j’ai envie de toi »), sexualité et alimentation semblent être deux parfaites âmes soeurs. Il semble alors naturel que la publicité mette en scène ce lien pour la vente de ses produits".


Nombreux sont les exemples mêlant l'alimentation à la sexualité. On citera :


  • garolfo2-264086
  • La campagne de communication des Pâtes Garofalo avec sa donna italienne sensuelle en pleine dégustation de pâtes.

 


  • finleyLa marque Finley - Expérience Exigée, cette boisson gazeuse réservée aux adultes nécéssitant de l'expérience pour la déguster.

 

 

  • mikadoUn autre exemple plus ancien, celui de Mikado avec "La petite faiblesse qui vous perdra" avec la position équivoque de la jeune femme asiatique sur la photocopieuse alors qu'un homme entre dans la pièce.

 

Face à un marché de la communication hyper saturé, jouer la carte de l'érotisme couplé avec l'humour peut être un bon moyen de se démarquer. Attention néanmoins de ne pas dépasser les limites et rester dans le politiquement correct.

Même si, face à une communication "provoc",  la perception de chacun diffère en fonction de ses origines, de son éducation et de sa culture.

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