Dénomination simplifiée de la viande au rayon libre-service des GMS. Quelles conséquences au bout d'une année ?

Le 18 février 2016

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn

 

 

 

En décembre 2014, en collaboration avec DGCCRF, les professionnels de la viande avaient fait évoluer les dénominations de vente des morceaux de viande bovine pour privilégier l’information pratique.

 

 

 

En boucherie artisanale et aux rayons traditionnels, l'étiquetage, basé sur une dénomination issue des muscles de l’animal, a été maintenu pisque le boucher joue le rôle de conseiller.

Dans les rayons libre-service des GMS, un étiquetage simplifié a été mis en place. Cet étiquetage, destiné à faciliter le choix des consommateurs en l’absence d’un professionnel pour le guider, est basé sur trois mentions :

  • nom du morceau,
  • potentiel de qualité
  • mode de cuisson.

Les morceaux les moins connus sont rassemblés sous des termes plus génériques, les étiquettes indiquent s’il s’agit de viande à rôtir, à bouillir ou à griller et un système d’étoiles indique la tendreté et le moelleux.

 

Bilan 1 an après…

 

Le consommateur semble satisfait.

 

Une enquête IFOP a été commanditée par la filière bovine. Un échantillon de 1008 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, a été interrogé du 10 au 12 décembre 2014. Publiés le 12 février 2016, les résultats sont probants puisqu'ils révèlent que le nouvel étiquetage permet aux consommateurs de mieux se repérer et qu’il est adapté au libre-service du fait de l’absence d’un boucher.

  • 66% des Français ont vu ou ont entendu parler du nouvel étiquetage au rayon viande en libre-service.
  • Cet étiquetage satisfait près de 80% des consommateurs de viande au rayon boucherie en libre-service.
  • Près de 80% des Français estiment que c’est une bonne idée.
  • 76% d'entre eux jugent que l’étiquetage atteste de l’écoute des professionnels de la viande à l’égard des consommateurs, notamment en leur donnant des idées de plats à préparer (71%).
  • Les personnes interrogées qui achètent de la viande au rayon boucherie libre-service et qui ont vu le nouvel étiquetage, s’accordent sur sa clarté (près de 9 répondants sur 10) et la simplification des achats de viande (pour 7 répondants sur 10). 67% d'entre elles confirment que l’étiquette "correspond vraiment aux informations dont ils avaient besoin".

étiquetage viande1

 

Mais quid des rotations en GMS ?

 

Le système d'étoiles est un indicateur visuel simple et très efficace quand il s'agit de choisir son morceau. Cependant les consommateurs ne sont-ils pas tentés de choisir systématiquement les morceaux "3 étoiles", à l'heure où beaucoup d'entre eux déclarent préférer manger moins de viande mais de meilleure qualité ? Ne risque-t-il pas d'y avoir amalgame entre tendreté (liée au morceau) et qualité générale, générant des pertes sur les morceaux "1 étoile" ?

 

A priori les professionnels sont également satisfaits…

 

Selon Interbev, un an après le déploiement du nouvel étiquetage des viandes au rayon libre-service mis en place en GMS, les représentants des centrales de la grande distribution et des principaux opérateurs de la filière viande se disent satisfaits de cette dénomination simplifiée.

 

 

Vers plus d'informations pour que la démarche soit connue de tous.

Cependant, 34% de l’échantillon interrogé déclare ne pas avoir vu ni entendu parler du nouvel étiquetage.

La mise en place d’une campagne d’information est donc nécessaire. Dans ce cadre INTERBEV va lancer, dès mai 2016, une campagne d’information grand public en presse magazine, sur internet et en points de vente. L'objectif est de mieux faire connaître la dénomination des morceaux dans son ensemble : que ce soit la dénomination traditionnelle et le rôle de l’artisan boucher comme la dénomination simplifiée en libre-service des GMS.

 

Un bilan donc fort positif pour ce choix de dénomination qui devrait donc porter ses fruits pour rebboster les acahts de viande en GMS...

A lire également

Le design inspire le monde culinaire...

Le 18/07/2017

Penser les aliments comme des matériaux à part entière, c'est la mission du design culinaire ou Fooddesign ! Faire beau mais en restant cohérent dans l'utilisation de l'ingrédient, de sa texture.
Haute couture, sculpture, peinture, graphisme, tous jouent sur une impression de volume.


FeedItBag ou la seconde vie "green" du sac de course

Le 13/07/2017

Une opération de la chaîne de supermarchés allemande Edeka propose des sacs de course à double usage permettant de faire pousser des légumes. Le sac plastique reste néanmoins, dans l’imaginaire collectif, le premier symbole de pollution... L’usage émotionnel associé au FeedItBag réussira t’il à contourner cette forte représentation ?

[...]

Des pâtes pas banales !

Le 27/06/2017

Bannies du régime sans gluten, trop raffinées, soupçonnées de faire grossir… les pâtes révisent leur copie, et répondent aux nouvelles attentes des consommateurs. Réassurance, praticité, naturalité, plaisir, côté ludique, tous ces aspects sont revus, de la recette au packaging !