Eatsa, un restaurant High Tech du futur à San Fransico

Le 31 décembre 2015

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn
Dans ce restaurant d'un nouveau genre, aucune présence humaine pour apporter la carte du restaurant, ni pour servir les plats, ni pour encaisser l'addition. Eatsa envisage même très prochainement de remplacer les cuisiniers par des robots. Zoom sur ce restaurant pas comme les autres.

Présentation de ce restaurant 2.0

Imaginé par David Friedberg, Eatsa a ouvert ses portes près d'Embarcadero à San Francisco. Cet ancien ingénieur astrophysicien de chez Google a choisi un emplacement stratégique pour son concept numérique. Celui d'un quartier des affaires branché près des bureaux de Salesforce (éditeur de logiciel) et non loin des bureaux de Google, Mozilla ou Fitbit.

Chez Eatsa, très peu de personnel. Un employé à l'entrée pour diriger les clients et annoncer via des pancartes le temps d'attente. Sinon, les convives sont en totale autonomie quant à leur parcours client au sein de l'établissement. La commande se réalise sur une dizaine d'iPad mis à disposition dans la salle de restauration. Elle peut également être effectuée directement sur le mobile des clients. Le paiement se fait en ligne par carte de crédit.

bols Au menu du quinoa et encore du quinoa. Servie dans des bowls (bols), cette cuisine végétarienne a pour élément de base la graine sacrée des Incas. Celle-ci est ensuite agrémentée de différents ingrédients au choix : betteraves, pois chiches, haricots pinto, oignons, maïs grillé, aubergines, artichauts, noix de pécan, salades ...

 

Une fois la commande passée sur les tablettes, un reçu est envoyé dans le système informatique. Les menus sont préparés dans les cuisines par du personnel rendu invisible, puisque dissimulé derrière un mur de casiers.

Le client récupère ensuite sa commande dans un casier personnalisé à son nom. Pour se faire, il lui suffit de toucher l'écran tactile pour que la porte de la box s'ouvre.

A terme, le fondateur envisage de remplacer les petites mains des cuisiniers par des robots. Une vision, certes très futuriste de la restauration, basée sur l'expérience clients. Adapté à la ville de San Fransisco souvent initiatrice de nouveaux concepts, à voir si ce type de restauration peut se propager sur le reste du pays et au-delà des frontières.

 

Restauration du futur : les nouvelles avancées technologiques

Le monde de la restauration ne passe pas au travers des nouvelles innovations digitales :

  • acti touchL'entreprise ActiTouch a développé la vitrine digitale et tactile faisant office de porte-menu avec lequel le client peut interagir. En plus de sa fonction d'affichage de menus, cette vitrine offre la possibilité de réserver une table même de l'extérieur du magasin, lorsque le restaurant est fermé. Autre bénéfice, la possibilité de composer son menu en même temps que la réservation pour un gain de temps maximum. Dernier avantage, le paiement du client à l'avance directement depuis la vitrine.

 

  • dronesA Singapour, un restaurant résolument orienté nouvelles technologies a opté pour un service réalisé par des drones. La commande est passée via des tablettes tactiles disposées sur les tables. Ce sont ensuite les drones qui entrent en scène pour réaliser le service des convives dans la salle de restauration. Ils trouvent automatiquement leur chemin selon la numérotation des tables enregistrées au préalable.

 

 

  • d vine 2Présent sur le salon Serbotel 2015, l'entreprise nantaise  D-VINE a développé, quant à elle, une machine de dégustation de vin au verre. Surnommé la Nespresso du vin, elle fonctionne avec des flacons de vin de 10 cl en guise de capsules. Elle permet surtout d'avoir un verre de vin toujours à bonne température et bien aéré, quelque soit le moment de la journée choisi pour la dégustation. La machine va perforer le flacon et détecter, via une puce apposée, la température idéale auquelle le vin doit être servi et le temps de carafage nécessaire. Cette puce permet également d'avoir des renseignements sur le vin en question via une tablette ou son smartphone. Le flacon coûte en moyenne 4 euros et l’appareil D-Vine 299€. Les premières commercialisations vont être réalisées pour Noël, puis une seconde fois pour la fête des pères 2016.

A lire également

Les graines s'inscrivent dans les tendances naturalité, nutrition et nouvelles expériences organoleptiques.

Le 15/06/2017

A l'heure où la nutrition fait la part belle aux aliments "naturellement riches en", les graines ont leur carte à jouer. Utilisées en topping, elles apportent originalité, croquant, saveurs et possèdent par nature des vertus nutritionnelles. Place à l'innovation par l'usage pour apporter de la praticité et multiplier les moments de consommation.

La jacque : nouvel ingrédient "star" qui introduit des protéines sur de nouveaux instants de consommation !

Le 12/06/2017

Considérée comme le "fruit du pauvre" en Asie, d’où elle tient son origine, la jacque présente un profil nutritionnel qui fait d'elle une prouesse de la nature. Encore méconnue en France, elle connait un succès grandissant auprès des communautés "Veggies". Dégustée cru ou cuite, salée comme sucrée, elle diversifie les instants de consommation… [...]

Des huîtres "originales"...

Le 09/06/2017

Suite à un concours " l'huître sort de sa coquille", une idée émerge chez Johan Leclerre, MOF cuisinier 2007 et chef du restaurant La Suite à la Rochelle : vendre à ses pairs des huitres décoquillées. Distribuées chez Métro, ou par Chronopost via une commande sur le site, les huitres.0, séduisent les restaurateurs. A quand le B to C?