Sans-gluten et objets connectés : rencontre de deux tendances porteuses.

Le 30 novembre 2015

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L'internet des objets séduit les Français qui envisagent, pour 50 % d'entre eux, d’acheter un objet connecté prochainement (étude IFOP). En parallèle une prise de conscience s'opère quant aux intolérances ou allergies alimentaires. Une opportunité pour des outils qui sauraient se rendre indispensables dans le cadre du "quantified food" ?

L’alimentation est un vaste champ ouvert au numérique.

Capteurs, objets connectés ou imprimantes 3D impacteront très probablement l’industrie agroalimentaire de demain. Parmi les nombreux atouts de ces nouvelles technologies, la délivrance d'informations spécifiques permettra d'apporter des services personnalisés aux clients pour répondre aux nouveaux usages : adapter les recettes, les repas, les achats alimentaires en fonction de l'envie, du budget, des compétences culinaires ou des contraintes nutritionnelles.

 

Autant de clés d'entrée pour travailler l'alimentation sur-mesure…

Bénéficiant du phénomène de "mode", les intolérants au gluten ont vu un virage s'opérer quant à l'offre dédiée à leur pathologie.

Selon une étude Xerfi, les ventes des  produits sans allergènes devraient atteindre 215 millions d’euros en 2016, enregistrant ainsi une progression de 9%. Et, dans ce contexte, le marché du gluten free - peut-être le plus emblématique - pourrait totaliser  65 millions d’euros en 2016.

Pcapteurs glutenrécurseurs, les distributeurs Bio comme Biocoop ou La Vie Claire sont aujourd'hui rejoints par les GSA (même si certaines enseignes avancent une offre encore bien timide en province).

Outre les marques dédiées telles qu’Allergo ou encore Schär, certaines MDD développent leurs propres gammes. Quant aux grands groupes, ils commercialisent des déclinaisons sans gluten de leurs produits phares : jambon chez Fleury Michon, céréales chez Nestlé, pains et pâtisseries pour Picard, pâtes chez Barilla...

 

Les capteurs au services des allergiques et intolérants.

Et comme les consommateurs ont besoin d'être éduqués et/ou rassurés via la possibilité de vérifier les arguments avancés par les industriels, une société américaine, 6SensorLabs, a mis au point un testeur de gluten portatif.  

Nima capteur glutenBaptisé Nima, le capteur aide son utilisateur à connaître précisément la teneur en gluten d'un produit en à peine 2 minutes (ce qui fait sa particularité face à d'autres capteurs déjà existants). Un petit smiley vert apparaît si aucune présence de gluten n’a été détectée (ou une teneur inférieure à 20 mg par kg), tandis qu’un visage bleu et triste indique la présence de gluten.

A terme, 6SensorLabs veut inventer des capteurs capables de détecter d'autres substances allergènes grâce à cette technologie.

 

On estime que plus de 80 milliards d’objets connectés existeront en 2020.

Le consommateur est aujourd’hui "pluri-appareillé", et ce, en toutes circonstances : 82 % d'utilisateurs de smartphones, 45 % d'internautes sur les moteurs de comparaison ou 40 % livrant leurs commentaires sur les produits... Les ordinateurs, tablettes, téléphones, montres digitales positionnent ainsi le consommateur en dépendance face aux grandes bases de données, le pistant dans ses moindres comportements.

Qu’il s’agisse de la vague du web social, de l’émergence du big data ou de l’expansion de l’internet des objets, le marketing doit donc adopter de nouvelles approches dans le cadre de l’expérience alimentaire.

C'est sur cette thématique qu'intervenait, le 6 octobre dernier, Christophe Benavent, professeur à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense. A l'occasion d'une conférence organisée par le Fonds Français pour l’Alimentation et la Santé (FFAS), sur le thème "Le digital et l’aliment : productivité et expérience de consommation", le spécialiste délivrait ses recommandations en matière de marketing notamment quant à l’expérience de consommation.

Selon lui, "l’enjeu est, pour les marques, de pénétrer via l’appareillage de la consommation (listes de courses, recettes, avis, prescription, objets connectés) au cœur d’une expérience que les techniques matérialisent"...

 

La révolution "connectée" est en marche, au marketing d'en tirer les opportunités…

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