L’infrastructure de recharge électrique avance en Bretagne

Le 05 janvier 2016

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn

La mobilité électrique pour se développer doit passer par une phase de développement des infrastructures. La question est entendue et les territoires qui ont fait cet effort ont vu dans les faits progresser leur parc de véhicules électriques. Au-delà de convertir les « early adopters » des nouvelles technologies prêts à tous les détours pour rouler en électrique, les autres ont en effet besoin d’être rassurés sur les possibilités de recharger son automobile électrique dont l’autonomie de 150 km est à peine plus importante que celle d’un thermique sur sa réserve. C’est ainsi.

L'échelle régionale

Cette question des infrastructures ne se pose pas à la taille de la municipalité ou d’une métropole mais bien à celle d’un territoire plus large. La Bretagne, sous l’impulsion de ses quatre syndicats d’énergie est en cours de déploiement d’un dense réseau d’infrastructures de recharge. Plus de 800 bornes devraient être installées d’ici 2017 : un réseau de recharge rapide sur les grands axes routiers afin de faciliter les trajets longue distance, et un réseau de proximité dédié aux usages de la vie locale ou du tourisme.

Schéma des infrastructures de recharge électriques en Bretagne

La Bretagne serait ainsi une des premières régions à disposer d’une infrastructure de cette densité. C’est le résultat d’une capacité de concertation locale et d’une ingénierie financière associant l’Etat (Grand Emprunt géré par l’ADEME), le Région, les syndicats d’énergie et les communes. L’échelle régionale est un niveau minimum pour donner du sens à ces enjeux de mobilité, même si l’extension à l’échelle nationale est nécessaire. La collectivité joue son rôle d’amorçage des nouveaux usages de mobilité pour sortir d’une situation d’immobilité, les uns attendant les autres.

Service publique de recharge

La question de la rentabilité du modèle économique de la recharge électrique reste assez incertaine. Avec un réseau important dont le rôle est plutôt la réassurance et un parc encore faible de véhicules, l'équation de la rentabilité ne sera sans doute jamais atteinte. La collectivité rend ici un service public de recharge, mais un service qui doit permettre de répondre à des enjeux de réduction des émissions du transport sur le territoire et qui prépare un débouché aux énergies renouvelables produites localement.

 

Le syndicat du Morbihan a d’ores et déjà installé 7 bornes de recharge rapide avec l’aide de Nissan et a démarré l’installation d’un réseau complémentaire de bornes accélérées (250 bornes d’ici 2017). Durant la phase de test, l’accès aux bornes est gratuit via la carte RFID de Kiwhi Pass, récemment rachetée par le groupe EGIS. Une convention a été signée avec Gireve pour intégrer dans le groupement la carte de recharges de Morbihan Énergies.

Plus d'info sur le réseau du Morbihan : http://morbihan-energies.fr/VE/

A lire également

La PPE : Pourquoi Pas moins d'Energie carbonée pour nous déplacer ?

Le 07/12/2016

La loi de Programmation Pluriannuelle de l'Energie est un exercice de transcription en droit français des engagements, ambitions et outils au service d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). La PPE coordonne la politique française sur les questions d'énergie avec les Accords de Paris et autres engagements européens.

Véhicules et Mobilités 2017 : vos retours et vos attentes

Le 29/11/2016

Pendant ce dernier trimestre 2016, nous vous avons interrogé sur votre niveau de satisfaction, vos avis et vos attentes pour Véhicules et Mobilités : le site Web, la newsletter, Twitter et autres. Comme promis, voici un retour des résultats de cette enquête et nos axes de développement pour 2017 !

La mobilité parle à la mobilité #RadioMobilité

Le 15/11/2016

Pourquoi la mobilité devient plus qu’une question de transport ou de solution ? Comment les activités peuvent la reconfigurer ? Comment s’approprier une nouvelle culture de la mobilité ?

Voilà 3 questions auquel BMA veut répondre à travers ses expérimentations, un hashtag Twitter #RadioMobilité et un site web boosterdemobiliteactive.com.