Les ouvertures de supérettes stimulent le commerce de proximité

Le 23 juillet 2015

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Une étude de Nielsen montre la progression des supérettes et du drive dans les ventes de produits de grande consommation. Les super et hypermarchés ne portent plus la croissance de ce secteur. Pour autant le commerce de proximité connaît des difficultés dans les agglomérations petites et moyennes.

A l'échelle nationale, les ventes de produits de grande consommation et de produits frais ont progressé de 1,1% sur un an (juin 2014 à juin 2015). La grande distribution alimentaire (super et hypermarchés) représente encore 78% de ce marché, les supérettes 7%.

En croissance de 6,3% sur la période, selon les chiffres publiés par Nielsen France, les supérettes et magasins de proximité tirent le marché des produits de grande consommation et du frais libre-service, avec le drive.

La France compte aujourd'hui près de 10.000 supérettes et magasins de proximité sur l'ensemble de son territoire. Les ouvertures se suivent à un rythme soutenu : ainsi 311 Leader Price Express (enseigne qui vient remplacer Petit Casino), 167 Casino Shop et 70 Carrefour Express ont ouvert leurs portes en un an, parmi les 21 enseignes suivies par Nielsen.

Plusieurs facteurs peuvent être avancés pour expliquer le succès des magasins de proximité : densification du réseau de distribution, offre plus qualitative, évolution de la composition des ménages, vieillissement de la population, ou encore réticence à faire ses courses en voiture pour une partie des consommateurs.

L'enjeu pour ces magasins est d'améliorer la rentabilité du point de vente en augmentant la dépense moyenne par client. Pour y parvenir, les enseignes misent sur l'adaptation de l'offre à la demande locale, sur les services (par exemple le retrait en magasin des commandes passées sur Internet) et les horaires d'ouverture.

Pour autant tout n'est pas rose pour le commerce de proximité, confronté à des difficultés dans les villes petites et moyennes (moins de 250.000 habitants) : un constat établi par la Fédération du commerce spécialisé Procos dans son étude sur l'évolution du commerce de centre-ville. Sont particulièrement concernés les commerces non-alimentaires.

L'avenir du commerce est-il en centre-ville ? Les commerçants interrogés par TNS Sofres pour La Poste y croient, mais beaucoup sont inquiets au sujet de l'accès aux centres-villes, de plus en plus compliqué pour les clients comme pour les livraisons.

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