En 15 ans, la production automobile européenne s’est déplacée à l’Est

Le 22 avril 2015

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn

Vidéo Xerfi : L'automobile en Europe 2000-2015 : le grand basculement

Depuis les années 2000, la production automobile a profondément été bousculée par la montée en puissance des pays de l'est européen. A l'époque très tournée à l'Ouest, c'est à l'Est que tout se passe désormais.

En effet, d’après une vidéo Xerfi,  17,1 millions de voitures sont produites en Europe de l’ouest en 2000, soit 86% du marché européen. L’Allemagne, la France et l’Espagne sont alors les 3 premiers pays producteurs, suivis du Royaume Uni et de l’Italie. À eux seuls, ils représentaient 80 % de la production européenne alors que les PECO (anciens pays du bloc communiste) en rassemblaient seulement 14 %.

Jusqu’en 2003, la production reste bloquée à 17 millions de véhicules par an. La France connait des heures fastes avec plus de 3 millions de véhicules produits, tandis que l’Allemagne doit s’engager dans des plans de restructurations, que l’Italie décroche, alors que les PECO montent doucement en puissance.

C’est en 2004 que les cartes sont rebattues. Alors que la production s’accélère pour s’approcher des 19 millions, l’Europe commence à décrocher et produit un demi-million de véhicules en moins, alors que les PECO produisent quant-à-eux 2 millions de voitures en plus. Le cabinet Xerfi explique notamment cela par le rachat et la modernisation des usines situées en PECO par les marques européennes afin de profiter d’une main d’œuvre qualifiée à bas coût. Ces productions sont à destination d’une demande en plein essor des pays émergents.

En conséquence, à l’Ouest, les productions plongent, et les sites français en pâtissent en premier, alors que l’Allemagne profite mieux de sa proximité géographique avec les PECO, et ce notamment pour les productions et assemblages à moindre valeur ajoutée.

Ensuite, en 2009, avec la période de récession, le marché automobile chute de 21 % et passe en dessous des 15 millions de véhicules produits. Entre 2010 et 2014, la production varie pour être amenée autour des 17 millions de véhicules produits, c’est-à-dire au même niveau qu’au début des années 2000.

Mais ce qui a le plus changé dans toutes ces fluctuations de marché, c’est que désormais, 31 % des véhicules produits sont assemblés à l’Est avec la Slovaquie et la République Tchèque en première ligne alors que la Roumanie et la Pologne perdent déjà des points, certainement au profit du Maroc et de la Turquie.

En parallèle, à l’Ouest, c’est l’Allemagne qui tire son épingle du jeu avec 33 % de la production. Mais rien n’est joué car entre les incitations fiscales, la flexibilité du travail, le coût du travail comprimé, l’Espagne et le Royaume-Uni reviennent dans la course. On perçoit même un sursaut en France.


Graphique xerfi canal

Cependant, ces jeux de position ne doivent pas faire oublier les modifications profondes opérées depuis une quinzaine d’année.

Le graphique ci-dessus réalisé par Xerfi illustre bien que désormais, hormis l’Allemagne, l’Ouest n’est plus le centre de production de l’Europe.

A lire également

Notre expérience à inOut 2018

Le 23/03/2018

La semaine dernière nous étions sur l'événement inOut 2018 de Rennes Métropole sur les mobilités numériques destinées aux professionnels et au grand public.Nos premiers retours !

Electrique, hybride-essence, GNV contestent la domination du diesel

Le 23/02/2018

La transition énergétique avance pour la mobilité. Il faut constater que le moteur thermique diesel, dominant la totalité des formes de mobilité commence à être significativement contesté sur plusieurs marchés, notamment automobile, poids lourds et bus. Tour d’horizon.

2017 : Le GNV, Gaz Naturel pour Véhicules, passe la première !

Le 19/01/2018

2017 a vu de belles annonces. Nombres de signaux démontrent un engouement des entreprises et transporteurs pour la solution GNV, Gaz Naturel pour Véhicules. La structuration de cette filière progresse en France. Petite rétrospective.