Maguey : un restaurant qui mise sur les sensations culinaires pour composer sa carte.

Le 09 mars 2015

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Le consommateur est une personne qui sent et qui ressent... Pour contrer l’uniformisation de l’offre et apporter de la valeur ajoutée, l’approche sensorielle devient un levier de différenciation en GMS comme en RHD. Cas du restaurant Maguey, qui propose non pas des plats mais des adjectifs correspondant aux sensations que le convive veut ressentir.

 

Conception des menus d’après les émotions culinaires à transmettre dans l’assiette.

Situé à proximité de la gare de Lyon, dans le 12ème arrondissement, Maguey casse les codes de la traditionnelle carte pour mettre l'accent sur la sensation et les saveurs. Le restaurant mise sur une cuisine originale répondant à la quête de sensorialité du consommateur.

 

 

Dans un décor design, le convive est invité à choisir deux adjectifs qui articuleront le repas qu’il dégustera. La chef Shu Zhang propose quatre adjectifs qui symbolisent quatre émotions. Il s’agira pour le client d’en choisir deux qui correspondent le mieux à son humeur du moment. Derrière chaque combinaison se cache un menu complet entrée/plat/dessert. Les quatre adjectifs changent toutes les six semaines environ : aimable, arrogant, rusé et chaleureux ou percutant, moelleux, malicieux, honnête.... La carte change quant à elle tous les jours.

Restaurant MagueyLe restaurant Maguey accueille sa clientèle midi et soir, du mardi au samedi, pour un budget entre 30 et 60 euros (58 euros le menu Sensations avec accord).

Exemple : le menu « percutant et malicieux ».

  • en entrée, Saint-Jacques marinées au lait de coco et au jus de citron (pour apporter de l’acidité).
  • en plat, un encornet grillé avec zeste de combava, une petite mousse d’avocat et de la courge butternut.
  • en dessert, un mi-cuit au chocolat cœur de citron vert, et caramel de citron vert.

 

Une version revisitée du célèbre « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es  », de Brillat-Savarin

 

Eveiller les sens du client pour améliorer son expérience de consommation.

Dés le début des années 70, l’idée du marketing sensoriel commençait à germer. Un professeur américain Philip Kotler travaillait déjà sur le rapport entre l’environnement et les sens et l’intérêt de créer des ambiances orientées sur les effets émotionnels.

A l'époque actuelle, où les produits comme le commerce se sont standardisés, il faut susciter l’envie, miser sur la théâtralisation, en restauration comme en GMS.

Sans oublier qu’en période de crise, il n’y a pas que le prix qui compte, les marques doivent être capables de jouer sur les cinq sens pour créer une ambiance de bien-être et favoriser l’achat d’impulsion, particulièrement rare en France…

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