La Ruche qui dit Oui! met le numérique au service des circuits courts

Le 26 janvier 2015

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Nouveau concept de distribution alimentaire, La Ruche qui dit Oui! associe proximité et commerce en ligne. Créée en 2011, l'entreprise met en relation producteurs agricoles et consommateurs locaux. Le réseau de ruches essaime en France et en Europe.

La Ruche qui dit Oui! se définit comme une "start-up sociale et solidaire" : dès l'origine, l'idée de ses deux dirigeants Guilhem Chéron et Marc-David Choukroun est de créer une plateforme web au service d'une alimentation de qualité, en soutenant l'agriculture locale.

En soi le principe n'est pas nouveau : de nombreux sites Internet permettent de se fournir en produits frais au plus près du producteur. Ces services misent sur la qualité des produits et sur la notion de consommation responsable qui font aussi le succès des magasins bio, des AMAP (associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) et de la vente à la ferme.


L'originalité de La Ruche qui dit Oui! tient dans la conception de son circuit de distribution : les produits sont commercialisés à travers un réseau de "ruches", qui organisent chacune à son échelle la mise à disposition des commandes passées via Internet et qui prennent en charge la recherche de producteurs locaux. Ce mode de fonctionnement allège La Ruche qui dit Oui! de la contrainte du stockage.

Le responsable de chaque ruche est chargé d'animer sa communauté de producteurs et d'acheteurs. Il dispose d'un local ouvert selon des créneaux horaires définis, où les clients récupèrent les produits commandés sur Internet : il peut s'agir d'une maison de quartier, d'un café, d'un appartement, d'une école...

Le prix des produits est fixé librement par les producteurs fermiers, qui décident également du nombre minimum de commandes pour livrer. Le produit des ventes se répartit entre La Ruche qui dit Oui! (8,35% du chiffre d'affaires), le responsable de la ruche où sont réalisées les ventes (8,35%) et les producteurs (83,30%). En moyenne le revenu mensuel d'une ruche est de 400 € pour 10 à 15 heures de travail chaque semaine. Toutefois les plus grosses ruches atteignent un chiffre d'affaires mensuel de 3.000 €, soit 430.000 € hors taxe par an.

Le réseau ne cesse de grandir : en octobre 2014, 627 ruches étaient actives en France et en Belgique, réunissant près de 4.300 producteurs et 101.600 clients. Le seuil de rentabilité n'est cependant pas encore atteint en raison du montant élevé des investissements.

Dès sa création le projet a bénéficié du soutien financier d'entrepreneurs du web : Xavier Niel (Free), Marc Simoncini (Meetic) et Christophe Duhamel (Marmiton). En 2011, 5 salariés travaillaient au développement de La Ruche qui dit Oui! : ils étaient plus de 40 fin 2014. Une aventure qui mérite d'être suivie avec attention.

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