Yooji, fabricant d’aliments pour bébés fonctionne aux énergies renouvelables… Et le fait savoir.

Le 14 octobre 2014

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L'agroalimentaire relève d'enjeux en termes de sécurité sanitaire, de maintien de la production agricole ou de préservation de l'environnement. Face à une image souvent dégradée, les entreprises doivent recréer la confiance. Les énergies renouvelables ont la cote et nombreux sont ceux qui font le choix de s'affranchir de la dépendance au nucléaire.

 

 

Les entreprises commencent à intégrer dans leur stratégie des problématiques environnementales comme le changement climatique ou la raréfaction des ressources.

Opportunité stratégique ou opération de communication, les engagements sociétaux peuvent-ils réinstaurer cette confiance perdue ?

 

 

Yooji, un exemple de marketing responsable.

Yooji est une marque qui développe, fabrique et commercialise des aliments infantiles biologiques surgelés, vendus dans des meubles spécifiques au rayon baby-food.

Outre l’utilisation d’ingrédients biologiques, donc respectueux de la nature et de l'environnement, Yooji a cherché dés le départ à construire une politique globale qui s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue.

En effet l’ADN de la marque est empreint de la notion de durabilité :

  • Des matières premières sélectionnées et cuisinées en France.
  • Un process, la surgélation, qui permet de s'affranchir de certains conservateurs et autres additifs.
  • Un conditionnement conçu pour répondre à plusieurs problèmes, notamment le gaspillage alimentaire.
  • Des informations simples, claires et transparentes.

 

Yooji franchit un (deux) nouveau(x) pas dans le durable : l’énergie électrique 100 % renouvelable et engagement dans la pêche durable.

yooji2La société située à Agen a signé un partenariat début juillet avec Enercoop Aquitaine, un fournisseur d'énergie renouvelable, "le but étant de mettre en place un cercle vertueux où l'énergie est produite et consommée localement", déclare l’un des fondateurs de la marque.

Chez Yooji, aucune modification n'a été apportée aux installations électriques, c'est le fournisseur d'énergie qui a changé. Enercoop utilise le réseau d’ERDF pour approvisionner ses clients où qu'ils soient dans la région. L'électricité que propose la coopérative provient d'une centrale hydroélectrique en Dordogne et de panneaux photovoltaïques répartis chez des particuliers de la région.

Pour utiliser une énergie renouvelable, Yooji paye 10 % de plus qu'avec un réseau électrique conventionnel. Un écart que les fondateurs de l’entreprise considèrent comme négligeable sur le long terme.

YoojiA noter que dans le même temps Yooji lance le premier haché 100 % cabillaud en galets surgelés issu de la pêche durable (lancement le 22 septembre dernier). C’est la première fois que le label MSC signe un produit infantile. Un moyen pour que "dès leur plus jeune âge, les consommateurs puissent contribuer à la préservation des océans", a commenté Edouard Le Bart, responsable du MSC en France.

 

Marketing et développement durable ne sont pas antinomiques.  

Fier de cet engagement Yooji le communique à ses consommateurs. En effet, les produits devraient très prochainement porter la mention "100 % de l’électricité ayant servi à fabriquer ce produit sont issus des énergies renouvelables", mention accompagnée d’un logo créé par Enercoop.

 

La RSE contribue à l'image de marque.

Yooji3La RSE peut contribuer à la performance économique de l’entreprise puisqu’elle lui permet d’adopter des modes de productions adaptés aux évolutions fortes et rapides de son marché. Elle peut en outre constituer un projet fédérateur qui contribue à l'attractivité de l'entreprise et à la motivation de ses salariés. Enfin, l'évaluation par un organisme tiers tel Notéo, débouchant sur une notation, peut être valorisée auprès des consommateurs...

 

Alors un écart de prix de 10 % sur la facture d'électricité en vaut la chandelle ?

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