Enquête IFOP : Critères d’achat de la viande et attentes consommateurs à l’égard du rayon boucherie.

Le 05 septembre 2014

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Selon une étude IFOP présentée pour le SNIV-SNCP, le prix de la viande ne constitue pas le premier critère de choix. 90 % des Français orientent leur choix en fonction de ”la couleur, l’aspect de la viande”, critère devançant ”la mention de l’origine française” (79 %). ”Le prix le plus bas” n’intervient qu’en 3ème position (54 %).

 

Pour 68 % des personnes interrogées, manger de la viande est un réel plaisir ; ce sont ainsi près de 7 Français sur 10 qui ne sont pas prêts à réduire leur consommation (d’accord et plutôt d’accord). Mais quelles sont les critères qui les incitent à l’achat ? Quelles sont les attentes qu’ils expriment tout particulièrement ?

 

Critère d’achat de la viande au rayon boucherie : couleur, aspect et origine bien avant le prix.

Les consommateurs privilégient l’aspect et la couleur avant d’acheter une pièce de viande (90 %), le prix n’arrivant qu’en 3ème position (54 %) derrière l’origine France (79 %).

La stratégie des prix bas ne serait donc pas à prioriser, pouvant même porter le discrédit sur le produit puisque, pour 61 % des Français, plus le prix de la viande est bas, plus sa qualité est jugée médiocre. De plus, 75 % des personnes interrogées estiment que les prix pratiqués par la grande distribution ne permettent pas une rémunération des producteurs de viande à leur juste valeur.

 

Organisation des linéaires : une attente particulièrement marquée d’une présentation par mode de cuisson, révélant une plus faible culture culinaire chez les jeunes générations.

L’aide à la cuisine du produit acheté est donc la première attente au rayon viande en libre service de la grande distribution. En effet, les consommateurs disent préférer une présentation par mode de cuisson (38 %). Mais, si le prix n’est pas leur critère de choix principal, ils sont tout de même 26 % à réclamer une présentation par niveau de prix, devant la présentation par niveau de tendreté (18 %).

 

Quel professionnel en tant que prescripteur ?

Le boucher est considéré comme un interlocuteur privilégié, quelle que soit la tranche d’âge dans laquelle se situe le répondant. En seconde position, les plus jeunes chercheront à obtenir des conseils culinaires auprès d’un chef cuisinier alors que les plus anciens veulent échanger avec l’éleveur. Ceci confirme l’intérêt prononcé des plus de 50 ans pour le locavorisme en parallèle du besoin d’aide à la préparation chez les plus jeunes.

 

Pour inciter les consommateurs à manger davantage de viande l’accent doit être mis sur la garantie de qualité et d’origine de la viande.

Plus d’un tiers des Français (35 %) attendent davantage de garanties sur la qualité et l’origine pour augmenter leur consommation de viande, d’où l’intérêt qu’ils portent aux conseils d’un professionnel, en particulier ceux du boucher.

La traçabilité du produit, tant concernant la provenance que la façon dont l’animal a été traité ou alimenté, est donc particulièrement demandée.

70 % des répondants aimeraient qu’on leur atteste que l’alimentation de l’animal ne contenait aucun OGM, qu’il n’a reçu aucun antibiotique et 67 % que la viande est d’origine française. Le respect du bien être de l’animal tout au long de la chaîne de production est aussi mis en avant par un peu plus de la moitié des consommateurs de viande (53 %), de même que le respect de l’environnement (53 %).

prix

En conclusion ce n’est donc pas la quête du prix le plus bas qui anime les Français (au vue de leurs déclarations), mais celle du produit au meilleur rapport qualité/prix. Preuve en est, 90 % des personnes se procurant leur viande en grande surface sont d’accord avec l’affirmation suivante ”au final, vous achetez une viande qui présente un rapport qualité/prix qui vous convient, mais il ne s’agit pas forcément du prix le plus bas”. 86 % d’entre elles déclarent ”s’intéresser surtout à la qualité de la viande avant de regarder son prix”.

 

Ainsi, pour les entreprises françaises de la filière viandes, la guerre des prix par la défense du pouvoir d’achat des consommateurs semble injustifiée. Aux yeux du SNIV-SNCP, ”le prix le plus bas pénalise les éleveurs et les entreprises françaises des viandes, sans bénéficier au consommateur qui privilégient d’abord et légitimement la qualité”.

Les engagements pris par le SNIV-SNCP vont bien dans le sens des résultats de l’enquête IFOP. Le syndicat s’est entre autre mobilisé sur l’amélioration de l’information des consommateurs sur le rapport qualité-prix et l’origine des viandes :

  • en réformant la dénomination des morceaux figurant sur les étiquettes pour introduire des critères d’usage (niveau de tendreté et mode de cuisson) ;
  • en mettant l’accent sur le logo ”Viandes de France” et ses déclinaisons par espèce qui permettent de reconnaître les produits carnés d’origine française ;
  • en restaurant la concurrence loyale sur le marché européen pour lutter contre le dumping social.

 

Un ensemble de mesures qui devraient donc être accueillies très positivement par un consommateur en quête avant tout de qualité et d'origine...

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