L’Internet physique ou comment consolider, mutualiser, standardiser et optimiser vos flux de transport

Le 13 juin 2014

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Bretagne Supply Chain a reçu le 20 mai dernier Eric BALLOT, Professeur en Systèmes de Production et Logistique à Mines Paris Tech. Son témoignage nous a permis de mieux comprendre et appréhender l’internet physique.

Nous subissons une progression exponentielle des flux de transport liée à l’essor global de la demande et à la mondialisation de nos échanges. Mais, nous avons également l’effet incommensurable d’expéditions fragmentées qui permettent une livraison en juste à temps et un niveau de stock minimum.

En parallèle, nous avons aussi le développement de l’e-commerce qui engendre des livraisons directes et à moindre coût pour le consommateur et souvent à des horaires atypiques. A cela, s’ajoute la gestion des retours liée à cette activité.

Tous ces phénomènes densifient et accélèrent les flux et nous devons livrer le plus vite possible, le moins cher possible tout en réduisant au maximum les émissions de CO2 et le vide transporté afin de protéger au mieux notre planète.

 

 

Mais comment optimiser tous ces flux?

Des plateformes logistiques s’implantent ici et là pour optimiser les déplacements et les stockages mais aussi pour être au plus près des clients.

Pour protéger notre environnement, nous investissons plus proprement (Bâtiment HQE, parc véhicules), nous favorisons de nouvelles habitudes (écodriving, multimodal).

Mais toutes ces actions se font trop souvent individuellement et sans réelle concertation avec les confrères ou les entreprises ayant des flux similaires.

 

Comment changer de paradigme ?

Pour ce faire, il est nécessaire d’avoir une approche systémique et conceptualiser les flux de transport comme le réseau de notre toile internet, à savoir un système ouvert et partagé avec un maillage de liaisons interconnectées en permanence. C’est l’Internet physique

L’internet physique offre des avantages :

  • Un espace privé dans un espace public par la mise en place de conteneurs identifiés propres à chacun ; on ne transporte plus des marchandises mais des conteneurs (confidentialité du contenu) dans des contenants publics
  • Une standardisation pour faciliter l’entreposage, la manutention et le transport
    des formats modulaires universels et normalisés : les π-conteneurs
    des protocoles et des interfaces
    une traçabilité structurée et normalisée
  • Un fournisseur d’accès physique pour tous :
    Une plateforme de services dans un cloud de flux
    Une passerelle d’objets connectés où l’unité logistique sera le conteneur et non le contenu
    Un réseau de hubs interconnectés à dimension planétaire

 

Quelles conséquences pour nos entreprises ?

Ce changement de paradigme impacte tous les acteurs : logisticiens, transporteurs, organisateurs de transport ou chargeurs.

En bouleversant tout l’écosystème logistique, l’internet physique pourrait réorganiser le maillage des territoires, modifier les ordres de grandeurs et les processus standards, connecter les réseaux d’informations, uniformiser les emballages et déplacer les stocks.

Mais c’est aussi un impact sur les coûts, la réduction du trafic et des émissions de CO2, des ruptures de charge transparentes et mieux maîtrisées et bien entendu une accélération naturelle des flux physiques et d’informations afin d’assurer une livraison plus efficiente et plus rapide.

 

C’est pour demain ?

Les entreprises sont de plus en plus présentes dans la réflexion et nous sommes déjà en phase d’expérimentation en Europe et au Canada !  Un centre de recherche sur l’internet physique va ouvrir en juillet à Hong Kong.

En France, un centre pilote de routage collaboratif multi-industriels et multi-distributeurs CRC® Sud-Est  a vu le jour en avril pour une durée de 6 mois afin de valider le concept.

Internet physique 2

Encore expérimental, l’internet physique n’a pas fini de parler de lui.

A quand la livraison d’un seul et même colis regroupant toutes nos commandes d’achat ?

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