Le petit déjeuner est délaissé. Il faut stimuler l'envie.

Le 28 avril 2014

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn
L’univers du petit déjeuner enregistre, en 2013, des résultats positifs. Pourtant, une enquête du CREDOC met en évidence une dégradation de la prise quotidienne du petit déjeuner, et ce malgré les messages de santé publique à ce sujet. Charge donc aux industriels et distributeurs de susciter l’envie pour stimuler la consommation...

 

 

Le matin, le temps manque et le petit déjeuner passe souvent à la trappe. Pourtant, il est souvent rappelé que c’est le repas le plus important de la journée

Malgré les avertissements des nutritionnistes, le petit-déjeuner est donc en perte de vitesse. L’an dernier, le CREDOC, se basant sur une étude 2003-2010, montrait déjà que les Français étaient de plus en plus nombreux à sauter au moins un petit déjeuner par semaine.

Leur dernière enquête « Comportements et Consommations alimentaires en France CCAF » révèle que la situation s’est encore dégradée par rapport à 2010.

 

 

Rappels des résultats de l’enquête CREDOC 2003-2010

En avril 2013, le Credoc publiait les résultats d’une étude portant sur l’évolution de la place occupée par le petit-déjeuner dans l'alimentation. L’enquête révélait qu’entre 2003 et 2010, le nombre de Français prenant quotidiennement un petit déjeuner avait sensiblement baissé :

  • 86 % d'adultes démarraient la journée par un repas en 2010, contre 91 % en 2003.
  • Chez les enfants, la proportion est passée de 91 % en 2003 à 87 % en 2010,
  • Chez les adolescents, de 79 % à 59 %.

Ce premier repas de la journée est en général pris au domicile :

  • Dans 97 % des cas pour les enfants
  • 94 % pour les adolescents
  • 97 % pour les adultes.

Plus de 75 % des petits déjeuners sont pris avant 9 heures. De plus, ce repas est pris sans compagnie, à l'exception des week-ends, pour 24 % des enfants, 60 % des adolescents et 59 % des adultes…

Une situation qui s’est largement dégradée entre 2010 et 2013

L'érosion est particulièrement marquée chez les plus jeunes (3-14 ans). En 2010, 16 % d’entre eux sautait le petit-déjeuner. En 2013, ce chiffre est passé à 29 %. Même constat chez les adultes, dans une proportion moindre, puisque 21 % sautait au moins une fois dans la semaine le premier repas de la journée l’an dernier. En 2007, cette part s'élevait à 14 %, à 11 % en 2003. 

petit dejeuner

Pourtant, le petit déjeuner est un moment clé pour l’équilibre nutritionnel.

Le fait de sauter un repas, celui là en particulier, a des conséquences sur l’équilibre nutritionnel de la journée. Pour compenser le besoin en énergie, les portions consommées aux repas suivants sont plus importantes sans pour autant ajouter de nouvelles catégories d’aliments. Ceci peut en partie expliquer que les Français n’atteignent pas les recommandations de consommation du PNNS. L’absence de petit déjeuner est également favorable au grignotage. Enfin, plus le temps sans repas est long, plus le corps produit de l’insuline, ce qui provoque le gain de poids. Une enquête menée par une université américaine a démontré que les jeunes adultes sautant ce premier repas pesaient 1,8 kilo de plus que les autres.

Recul de la prise de petit déjeuner mais croissance des résultats de cet univers en GMS.

Malgré cette désaffection mise en évidence par le Credoc, la catégorie petit déjeuner n’est pas en péril. Elle totalise, hors boissons, 2.4 milliards d’euros et progresse de 1,6 % en 2013. Certes, certaines catégories souffrent, notamment les céréales, mais d’autres se portent bien, profitant du contexte de crise et de l’envie de revenir à des choses simples. Le pain et les tartinables enregistrent par exemple de belles performances.

petit déjeuner1

Des opérations séduction se mettent en place :petit dejeuner3

  • Tracts spécifiques « p’tit dej ».
  • Opérations transversales telle « Tartines et nous », associant Jacquet-Brossard, Joker, Beghin-Say, Lipton et Planta Fin.

 

petit dejeuner2

 

De quoi motiver les industriels à innover, à proposer des produits pratiques pour les plus pressés, à la fois sains et gourmands pour les réfractaires, originaux pour les curieux, à partager pour retrouver le plaisir de la convivialité

A lire également

Changement d'appellation : lorsque les substituts de produits laitiers doivent revoir leur stratégie marketing.

Le 21/08/2017

Avec l’essor du flexitarisme, de nouveaux substituts font leur apparition quotidiennement dans les linéaires. Si jusqu'ici les produits animaux et leurs succédanés se partageaient les appellations, les choses vont changer… En effet, suite à l'action d'une association, la Cour de justice de l’UE a tranché : tout lait doit être d’origine animale.

Des pâtes pas banales !

Le 27/06/2017

Bannies du régime sans gluten, trop raffinées, soupçonnées de faire grossir… les pâtes révisent leur copie, et répondent aux nouvelles attentes des consommateurs. Réassurance, praticité, naturalité, plaisir, côté ludique, tous ces aspects sont revus, de la recette au packaging !

Le petit-déjeuner : un moment de consommation propice à l'innovation...

Le 23/05/2017

Depuis quelques temps, les pays anglo-saxons revisitent l'offre de produits dédiés au petit-déjeuner. Exit les tartines au beurre, les plats considérés comme cœur de repas ont trouvé un relai de croissance au travers d'un nouvel instant de consommation : pizzas, wraps et burgers s'invitent sur le petit-déjeuner pour réveiller nos papilles…