Partager le prévisionnel de ses clients avec ses fournisseurs... et ses transporteurs ?

Le 01 avril 2014

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Mardi 25 mars, Gilles Parisse (Location d'expertise, consultant indépendant) a posé la question du prévisionnel transport aux participants de la conférence de BSC, en s'appuyant notamment sur le témoignage de Thierry Renaud (Parker Hannifin). L'occasion de mettre en lumière le gisement de performance que recèle la fonction transport.

Dans votre entreprise, la fonction transport n’est pas la 5ème roue du carrosse, elle est prise en compte dans les processus. Le responsable transport est intégré à la boucle d’information prévisionnelle et les contraintes de transport sont actualisées dans votre ERP. Le transport dans votre entreprise n’est plus vu comme un centre de coût mais bien comme une source de compétitivité. Vous transmettez d’ailleurs à vos prestataires logistiques les volumes prévisionnels à transporter à moyen et court terme.

Pas vraiment ?

En effet, la fonction transport sert encore de « tampon » dans bon nombre de secteurs d’activité, absorbant notamment les éventuels retards. L’exigence est reportée sur le transporteur qui se doit alors d’être hyper-réactif. Pour approvisionner et produire, le supply chain management encourage le partage du prévisionnel entre les clients et les fournisseurs… mais très peu avec le prestataire logistique. Les enjeux internes (gestion des ressources, coût, technicité) et externes (disponibilité des camions, taux de remplissage, adaptation aux organisations mutualisées) en font pourtant un gisement de performance.

Alors que faire ?

Plusieurs bonnes pratiques ont été observées chez différents industriels bretons :

  • Identifier l’unité transport pour chaque produit  (en colis, en palettes, en mètres-linéaire, etc.). Cette unité peut être intégrée à la nomenclature du produit.
  • Communiquer avec ses transporteurs, notamment en transmettant les prévisions (définies à partir des prévisions client, du planning de production ou des commandes fermes).
  • Dès la conception, décider comment le produit sera transporté, notamment pour les articles avec des contraintes techniques fortes : produits longs, lourds, volumineux, etc.
  • Travailler sur le conditionnement et l’emballage, pour faciliter le stockage et le transport.
  • Créer un nouveau tampon absorbant les variations : un stock minimal de produits finis (stock de sécurité).
  • Séquencer l’atelier selon le programme de chargement en positionnant le quai d’expédition comme client interne de la production.

Le transport est un gisement de performance que les industriels ne peuvent plus négliger et qui passe évidemment par une collaboration forte entre le chargeur et le transporteur.

Auteur(s)

Elodie LE PROVOST, Bretagne Supply Chain

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