Comment imaginer la ville de demain ?

Le 07 mars 2014

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L’augmentation démographique est un phénomène planétaire. La France, la Bretagne et le Pays de Rennes sont aussi dans cette dynamique. Il faut s’en réjouir car elle est le reflet d’une certaine attractivité du territoire. Pour autant, il n’est pas illégitime de se poser la question de l’évolution de l’espace urbain (...)

L’augmentation démographique est un phénomène planétaire. La France, la Bretagne et le Pays de Rennes sont aussi dans cette dynamique. Il faut s’en réjouir car elle est le reflet d’une certaine attractivité du territoire. Pour autant, il n’est pas illégitime de se poser la question de l’évolution de l’espace urbain et des formes que prendront les villes de demain. Va-t-on vers des espaces de surpopulation, villes tentaculaires et désertification des campagnes ? Ou au contraire conservera-t-on un modèle d’habitat diffus ? Des questions qui en entrainent bien d’autres sur la nature des équipements urbains, les systèmes de mobilités, les articulations entre lieux de travail et d’habitat.


Ce que l’on peut d'ores et déjà tenir pour vrai est que la ville sera durable et connectée. Elle ne restera pas à l’écart de la révolution numérique actuelle. Les trois tendances dominantes dans l’évolution de la ville sont l’avènement de cités durables, connectées, à mobilités sobres.

Durables, car elles commencent à intégrer les normes réglementaires en matière de constructions avec une palette allant du BBC au bâtiment positif. On sait de mieux en mieux imaginer des formes de construction alliant qualité de vie et confort de bon niveau tout en autorisant une densité supérieure de l’habitat. On sait aussi de mieux en mieux mettre en œuvre les matériaux renforcant les performances thermiques et phoniques des constructions.

Une ville à mobilités sobres avec un changement de paradigme qui s’annonce. L’étalement urbain sera de plus en plus délaissé au profit d’une ville plus ramassée, plus « intense » et plus architecturée autour d’un réseau dense de transports en commun. Peu à peu de nouveaux types de véhicules vont apparaître, hybrides dans un premier temps et totalement électriques dans quelques années. La coréen Hyundai va commercialiser un Tucson électrique (alimenté par une pile hydrogène) au cours du premier semestre 2014. L’une des principales évolutions du prochain mandat municipal sera la mise en place de structures de mobilités propres dans les villes, notamment des bornes de recharge pour ces nouveaux types de véhicules.

Une ville connectée car la mobilité est elle-même de plus en plus connectée. Informations voyageurs en temps réel, billettique, paiement NFC, titres de transports dématérialisés… La production, la circulation et la gestion d’informations en temps réel sont de plus en plus efficientes. La révolution numérique va rapidement amplifier ces flux et leurs capacités de traitement pour offrir une mobilité servicielle de plus en plus pointue et personnalisée.

L’un des premiers chantiers à ouvrir est celui de la gestion des stationnements. Les GPS permettent maintenant une prise en charge des conducteurs très en amont des lieux où ils ont besoin de se rendre et de se stationner. Guider les automobilistes vers les places disponibles est à la fois un gain de temps et une source de confort dans la fréquentation de l’espace urbain, un élément d’attractivité accrue pour le territoire et une diminution des rejets de gaz à effet de serre.

Des constructions adaptables

L’architecture urbaine va elle aussi évoluer. Nous disposons à l’heure actuelle de tous les éléments nécessaires à une conception nouvelle de la ville. « Le plus important, énonce Philippe DARMAYAN, Président de la Fédération Française de l’Acier, au forum de la Ville du Futur, Paris 11 février 2014, c’est ce que l’on fait des matériaux et non les matériaux eux-mêmes ». Car dans une vie, on passe un peu moins de 10% à l’extérieur d’un espace construit. Alors autant apporter toute l’attention possible à la qualité de réalisation des bâtiments dans lesquels on vit.

A l’image des évolutions économico-numériques qui concernent les individus aujourd’hui, la ville va devenir de plus en plus « plastique » et souple dans sa conception et ses usages. Cela va commencer par la question de l’adaptabilité des constructions à différentes fonctions. La mise en perspective des besoins des citadins d’un côté et des capacités d’évolution des bâtiments de l’autre, est une étape préalable et indispensable à la conception de toute construction adaptée aux nouvelles fonctions que développe la ville ; des appartements modulables (passant du T2 au T4, pour le cas échéant revenir au T2) en rapport avec les évolutions de la cellule familiale, des écoles aux accès différenciés permettant de maximiser le taux d’occupation des bâtiments pour des usages différents le soir ou le week-end lorsqu’il n’y a plus personne.

Des métros pour les marchandises

L’intensification de la ville va commander une gestion optimisée de l’espace. Certes, il faudra construire en hauteur. Mais pourquoi ne pas construire en profondeur ? Pourquoi par exemple, construire un cinéma en surface alors que par définition il n’y aura pas d’ouverture pour laisser passer une lumière zénithale ? L’enterrer avec ses stationnements en renforcerait la performance thermique et phonique et libérerait un espace important à l’air libre. Le raisonnement tient aussi pour certains magasins entrepôts, totalement aveugles, comme ceux qui sont peints en bleu. Les évolutions dans les activités humaines vont donc entraîner de nouvelles conceptions dans les constructions ; habitations, pratiques sportives, loisirs culturels, travail, vont venir interroger les bâtiments dans leurs fonctions.

Appliquées aux questions de mobilités et de livraisons de marchandises ces nouvelles approches créent des perspectives intéressantes : métro, tramway, tramtrain, nécessitent des infrastructures lourdes pour fonctionner, qui peuvent ne pas être exclusivement réservées au transport de passagers. A terme, des « métros de personnes » et des « métros de marchandises » pourraient utiliser alternativement les voies dédiées à leur circulation et optimiser ainsi la question du dernier kilomètre en matière de livraison.

Et pourquoi ne pas pousser la réflexion jusqu’à la mise en œuvre d’un « FretLab » expérimental dans le cadre d’un démonstrateur ?

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