"Click and collect" : les expériences pilotes se multiplient

Le 27 février 2014

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Faire ses courses en ligne et retirer ses produits en magasin, en point de retrait ou dans un casier réfrigéré : c'est le principe du "click & collect". Les enseignes sont de plus en plus nombreuses à tester ces solutions qui facilitent la vie des consommateurs. Le retour sur investissement n'est pas encore certain.

Toujours plus mobile et contraint dans ses déplacements, le consommateur souhaite optimiser le temps qu'il consacre à ses courses : en réponse à cette tendance forte, les distributeurs expérimentent la formule du "click and collect" où le client achète en ligne et récupère les produits au moment et à l'endroit qui lui conviennent le mieux.

A la différence du drive où le client récupère sa commande dans le coffre de sa voiture, le "click and collect" s'adresse au consommateur qui se rend à pied jusqu'au point de retrait. Ainsi l'enseigne Tesco a ouvert un magasin - point de retrait dans le métro de Londres : les commandes sont déposées dans des casiers réfrigérés. L'enseigne Asda avait déjà lancé un test équivalent en partenariat avec Transport for London.

En Suisse Le Shop dispose des casiers de retrait en gare de Zurich et Lausanne, en association avec la compagnie fédérale des chemins de fer. Le système fonctionne à partir d'un montant minimum de 49 francs suisses (40 euros). Olivier Dauvers a testé : techniquement c'est une réussite, mais le spécialiste de la grande distribution est plus réservé sur la validité du modèle économique.

Selon le même principe, Monoprix a engagé des discussions avec la SNCF en vue d'installier des casiers de retrait dans les gares. Un projet d'autant plus intéressant que l'enseigne fournit déjà les restaurants des TGV.

La stratégie du discounter Dia France s'inscrit dans un contexte économique difficile, marqué par une baisse d'activité de près de 11% en 2013. Avec Diadiscount, un service de commerce en ligne associé à des casiers de retrait réfrigérés, l'enseigne mène un test depuis janvier dans un magasin récemment rénové du 14ème arrondissement de la capitale. Le pari de Dia consiste à offrir des tarifs légèrement inférieurs sur Diadiscount, par rapport aux tarifs affichés en magasin. De quoi séduire la clientèle adepte de l'achat en ligne... au risque toutefois de dissuader les consommateurs d'acheter en magasin.

Autre initiative visant la clientèle citadine, à la recherche de produits frais : le magasin Au bout du champ a ouvert ses portes en août 2013 à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), dans un quartier résidentiel. On ne trouve dans cette boutique aucun vendeur mais uniquement des casiers. Les clients viennent y chercher des fruits et légumes de saison produits dans six exploitations situées dans un rayon de 100 km autour de Paris. Les produits sont achetés sur place en libre-service ou commandés via Internet et récupérés entre 8h00 et 22h00. Les chiffres de fréquentation ne sont pas encore connus mais un deuxième point de vente devrait ouvrir dans le 17è arrondissement de Paris.

Hors alimentaire, Darty teste également le retrait en casiers dans plusieurs points de vente de la région parisienne et espère ainsi ramener les clients dans ses magasins. D'après le magazine LSA (6 février 2014) Darty envisagerait d'ouvrir ses casiers de livraison à d'autres opérateurs, s'inspirant ainsi du modèle de Packcity, filiale de Geoposte (La Poste) et Neopost qui annonce l'installation de casiers de retrait dans 1.500 emplacements d'ici deux ans.

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