La pizza, nouvel eldorado dans l’univers du snacking ?

Le 18 février 2014

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Depuis 2009, Bernard Boutboul du cabinet Gira Conseil dévoile son Indice jambon-beurre. L’édition 2013 de Parizza (les 5 et 6 février) a accueilli un nouvel indice : l’indice pizza, qui s’est penché sur les prix proposés par 800 établissements entre fin novembre et mi-décembre 2013.

 

 

Ce nouvel indice est basé sur les prix moyens constatés de la pizza Reine dans vingt-deux régions de France. L'indice a été conçu, entre autres, dans le but de mesurer les disparités de prix "en fonction de la densité des différentes agglomérations", précise le cabinet Gira Conseil dans un communiqué.

 

 

 

L’indice indique que la Reine coûte en moyenne 10,20 euros. Cependant, ce prix varie de plus de 70 % entre Paris ou Bordeaux (12,70 euros) et Dieppe (7,40 euros).

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Les pizzas livrées sont les plus chères, tandis que les camions-pizzas pratiquent les tarifs les plus bas : Bernard Boutboul souligne que les pizzas sont "41 % plus chères en livraison (12 €) qu'en camion (8,50 €) ".

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Les chaînes pratiquent des prix plus élevés (10,30 €) que les établissements indépendants (9,60 €).

D’après l’étude, il faut travailler en moyenne 38 minutes pour se payer une pizza.

"Ramené au temps de travail nécessaire pour se payer une pizza, l'indice avance un temps moyen de 38 minutes. L'écart se creuse cependant selon les régions. Il faut travailler un quart d'heure de plus dans le Nord-Pas-de-Calais qu'en Alsace pour s'offrir une pizza", révèle Bernard Boutboul.

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Les Français, de gros consommateurs

Bien qu'elle soit d'origine italienne, la pizza séduit davantage les Français que leurs voisins européens : l'Hexagone est le premier consommateur de pizza au monde, ex-aequo avec les Etats-Unis, bien devant l'Italie qui n’arrive qu’en 6ème position. La spécificité du marché français repose sur une demande de pâte fine (80 % des consommateurs) alors que les américains se tournent vers une pâte épaisse.

Comme beaucoup de produits dans l’univers du snacking, "la pizza monte en gamme, aussi bien dans la restauration rapide que dans le service à table" analyse Bernard Boutboul. De plat populaire, la pizza évolue donc vers du plus haut de gamme. La qualité devient même une priorité pour les consommateurs : selon le cabinet CHD Expert, seuls 22 % des clients expriment une attente particulière sur le prix, alors que 93 % disent surveiller la qualité de la pizza et 42 % l’originalité.

A noter que le consommateur est davantage zappeur dans son choix de pizza : alors que le sandwich jambon beurre représente 58 % totalise que 13 %. La diversité de l'offre semble donc être un enjeu important.

De nouveaux concepts émergent, misant tantôt sur le premium, l’originalité ou la personnalisation (recette, grammage…) :

  • Le rodizio de pizza, à découvrir au restaurant Le Brasilien à Nantes,
  • La pizza au poids chez Al Taglio à Paris,
  • La pizza au mètre chez Slize (Paris),
  • Et davantage de restaurants à offrir à la carte 1 pizza customisable.

 

Le potentiel du marché est réel.

En 2012, tous circuits confondus, le marché de la pizza en France pesait 5,52 milliards d'euros pour un volume de 821 millions d'unités consommées. La  restauration commerciale pesait à elle seule 4,5 milliards d’euros pour un volume de 413 millions d’unités consommées et 21 225 points de vente (dont 14 000 établissements spécialisés pizzas).

Le marché de la pizza résiste plutôt bien dans un contexte général peu propice au profit. S'il a connu une baisse des ventes de 1,48 % en 2012, c'est avec des disparités importantes puisque les ventes ont largement augmenté dans la grande distribution (+ 4,83 %) ou dans certaines enseignes (+ 2,8 % chez  Domino’s Pizza).

Même si les restaurateurs sont prudents quand ils évoquent l’avenir, la pizza reste une valeur sûre et le marché demeure un des poids lourds du monde de la restauration.

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