Après le son d'avoine, le konjac joue la carte de la minceur sans privation.

Le 28 janvier 2014

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Tubercule venu d'Asie, le konjac fait partie, depuis près de 2000 ans, de l'alimentation traditionnelle des Japonais. Encore peu connu en Europe, l’autorisation d’allégation dont il bénéficie pourrait bien en faire un ingrédient star et insuffler un vent de santé dans certaines catégories de produits…

 

 

 

Dans le cadre du règlement 1924/2006, de très nombreuses demandes ont été formulées auprès des autorités européennes pour alléguer sur la « perte de poids ». Seul le konjac (Amorphophallus konjac), d’où est extrait le glucomannan, a été reconnu comme présentant suffisamment de garanties et de preuves d’efficacité coupe-faim. Ainsi, en dehors du régime hypocalorique et des substituts de repas, le konjac est donc la seule substance à avoir été reconnue par les experts de l’EFSA : « le glucomannane consommé dans le cadre d'un régime hypocalorique contribue à la perte de poids. »

 

 

 

Les glucomannanes bénéficient d’un double effet minceur : satiétogènes et pièges à calories.

Fibres très absorbantes, elles peuvent retenir jusqu’à 100 fois leur poids en eau. En gonflant dans l’estomac, elles ont une action coupe-faim, sans avoir elles-mêmes de valeur énergétique. De plus, elles piègent les graisses et les sucres ingérés lors du repas.

Traditionnellement utilisé en Asie sous forme de vermicelle, en gelée ou cuisiné comme un légume, le konjac n’avait guère franchi les frontières des compléments alimentaires en Europe (en général vendu sous forme de poudre de racines, généralement en gélules). Depuis quelques mois, l’ingrédient se dissémine pour gagner de nouveaux univers.

La minceur sans privation : le konjac donne une image santé à des aliments parfois diabolisés, souvent écartés des régimes minceur 

Alors que le régime Dukan avait fait du son d’avoine la star des régimes entre 2010 et 2012, le konjac serait-il en passe de prendre le relai ? Cela pourrait bien être le cas, à s’en référer aux statistiques de lancement de la base de données Mintel :

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Même si les innovations en Europe sont encore timides, certaines marques diététiques - Régime Dukan, Léa ligne, Karéléa, Gerlinéa…- ont adopté l’ingrédient pour développer des substituts de féculents au konjac (shirataki ou noodles), des plats cuisinés ou des soupes.

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Qu’en sera-t-il des marques n’officiant pas dans les linéaires de la diététique mais souhaitant développer des versions minceur de leurs gammes ? L’incorporation de konjac (et non la substitution totale) est elle envisageable sur des produits appartenant à d’autres univers que celui de la diététique pure ?

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