L’impression 3D développée par Barilla au service de la personnalisation de masse

Le 20 janvier 2014

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn
Le géant italien Barilla, N°1 mondial sur le marché des pâtes, ouvre la voie à l’impression 3D comme nouvelle méthode de production alimentaire. Barilla mise sur un tout nouveau business model, basé uniquement sur la vente de capsules permettant l’impression de ses pâtes entièrement personnalisées.

 

Lancement international d’une imprimante à bon rendement prévu en 2014

 

Barilla travaille depuis 2 ans en partenariat avec la société de recherche TNO Eindhoven sur la conception d’une machine en mesure d’imprimer des pâtes en 3D. L’impression manque encore de débit pour offrir un rendement pertinent lui permettant de limiter l’attente client (15 à 20 pièces en deux minutes). Le lancement officiel est néanmoins prévu pour cette année.

 

CARTOUCHESBarilla ne souhaite en revanche pas se charger de la commercialisation des imprimantes mais uniquement des différentes cartouches contenant les ingrédients nécessaires à la confection des pâtes, leur intérêt commercial étant plus important. Cette perspective n’est pas sans rappeler l’exclusivité du marché très valorisé des capsules de café pour les machines Nespresso.

 

 

 

Marketing One To One : apporter son fichier personnalisé sur clé USB pour imprimer ses pâtes personnalisées au restaurant

 

ASSIETTELes imprimantes ainsi développées sont dans un premier temps destinées à équiper les cuisines des restaurants du monde entier pour permettre l’impression de pâtes 100% sur-mesure. TNO a d'ailleurs mis en place des imprimantes 3D alimentaires dans certains restaurants d'Eindhoven, pour tester le procédé. Un logiciel sera également proposé pour concevoir soi-même son modèle de pâte à la maison. Le client pourra ainsi apporter sa création sur clé USB au restaurant pour concrétiser sa commande.

Barilla, jusqu’ici positionnée sur un marché de masse, redonne du pouvoir au consommateur qui est à la recherche d’originalité et de valeur ajoutée, tant au niveau des produits qu’il consomme que des messages que les marques lui délivrent. Le consommateur veut pouvoir exprimer sa personnalité en participant à l’élaboration de produits/services et faire partie intégrante du processus de création.

 

La société espagnole Natural machines planche quant-à elle sur le lancement grand public du modèle d'imprimante Foodini dès 2014, mix de technologie, d’art et de design, pour une valeur inférieure à 1000€. La voie est ouverte pour donner accès aux imprimantes 3D aux particuliers, en faire un robot des cuisines de demain et influencer le contenu de nos assiettes

A lire également

L'art de découper les légumes : un atout pour des innovations de rupture ?

Le 15/05/2017

Le consommateur recherche la facilité et privilégie le prêt à cuisiner voire le prêt à manger. Si l'art de la découpe est mis à l'honneur au rayon boucherie et est source d'innovation, il est peu valorisé sur les fruits et légumes. Et si ré-enchanter la consommation de légumes passait par la manière de les découper à la façon "vegetable butcher" ?

Restauration collective : les derniers chiffres clés 2016 et les tendances à venir

Le 09/05/2017

La restauration collective représente 23.8 % de la RHD, avec 20 milliards d'euros de CA. Population scolaire en augmentation, vieillissement de la population, durées de séjour diminuées, dynamique du trafic aérien, mais aussi évolution des habitudes de consommation offrent de nouvelles perspectives à la restauration collective.

Chiche! L'apéro, un nouvel usage pour les légumineuses

Le 05/05/2017

Des légumineuses à l’apéro : la marque Chiche! offre une nouvelle place aux légumineuses. Souvent positionnées sur l’axe santé, les légumineuses ne sont pas synonyme de plaisir. Et pourtant, une start-up incubée par l’Isara de Lyon, mise sur un instant de consommation inattendu et un marketing plutôt fun pour ces légumes secs.