Consommation durable et typologie de consommateurs 2013 : la compréhension et la prise de conscience progresse et s’élargit !

Le 17 décembre 2013

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn
Les résultats de l’enquête Ethicity, cabinet de conseil en développement durable, dresse les portraits de 8 groupes de consommateurs français. Ils mettent en perspective leurs profils socio-démographiques, leurs axes d’engagement, leurs préoccupations et leurs visions de l’avenir pour mieux comprendre les évolutions de la consommation.

Le climat est à la perte de confiance en l’avenir, à la défiance vis-à-vis des acteurs politiques et des grandes entreprises. 47,5% des français comptent désormais avant tout sur eux-mêmes et leurs propres convictions pour agir concrètement en faveur du développement durable. Leurs préoccupations et conduites sont par ailleurs encore majoritairement dictées par leur bien être (la hausse de la pollution, le réchauffement climatique, la préservation de leur santé...), avant toutes considérations purement écologiques (extinction des espèces, déforestation…).

 

Des « Eclaireurs réactifs » aux « Eco-restreints fatigués » 

 

Parmi les 8 typologies de consommateurs observées face à la consommation responsable, les profils extrêmes, en nombre stable, sont de plus en plus pessimistes :

  • Les plus révoltés et engagés, les influenceurs radicaux, marqués par les enjeux sociétaux, sont de plus en plus impatients, critiques et pessimistes.
  • A l’inverse, les plus démotivés sont fatigués et en situation de repli. Frappés de plein fouet par la crise, ils rejettent absolument le développement durable qui pénalise leurs préoccupations matérielles premières.

Entre ces 2 profils opposés, se dressent 6 autres portraits de consommateurs en transition et aux préoccupations plus partagées. Sur fond de prise de conscience, ils sont davantage tiraillés entre une vision court termiste et leurs actions en faveur des préoccupations sociétales, entre difficultés financières et prise de conscience, entre environnement (respect du vivant) et utilité (traitement du gaspillage)…

 

 

Small is beautiful : petites entreprises, tirez votre épingle du jeu !

 

small is beautifulLorsqu’il est question des enjeux de la consommation responsable, 77% des Français accordent plus de confiance aux petites entreprises qu’aux grandes entreprises, celles-ci renvoyant une image plus forte de proximité. Or, pour 55% des Français, un produit de consommation responsable est un produit local, privilégiant une implantation locale, favorisant les économies de transport et le développement de l’emploi au niveau local (+12 points versus 2012). L’enjeu pour les entreprises est donc de réussir à répondre à la nécessité de retrouver du lien social, de renouer avec la nature ou avec l’origine des produits

 

Pour accédez à l’intégralité des résultats de cette étude  :

Consommation responsable : on s'oriente vers la fin du déni et le début de l'action

A lire également

A quel bio se fier ?... Vers un nouveau label bio plus crédible prenant en considération la segmentation du marché ?

Le 20/11/2017

En 2016, le marché du bio a bondi de 20%, atteignant 7 milliards d’euros, témoin d’une véritable confiance des Français envers l'AB... Néanmoins, les labels actuels ignorent la segmentation amorcée du niveau d’exigence des consommateurs et d’engagement des différents acteurs. Quel nouveau visage peut-il revêtir pour répondre à ces évolutions? [...]

Memphis Meats parie sur les boulettes de volailles en laboratoire

Le 25/10/2017

Alors que le monde fait face à des défis sociétaux, énergétiques et environnementaux, la start-up Memphis meats mise sur une viande fabriquée en laboratoire à partir de cellules souches comme alternative à l'élevage animal… C’est techniquement possible, économiquement perfectible mais est-ce nutritionnellement et émotionnellement acceptable ? [...]

Afficher le prix producteur/fournisseur : de l’exception au standard de demain !

Le 09/10/2017

Les petits ruisseaux feront les grandes rivières… A l’heure où la guerre des prix fait encore débat autour de « qui paye quoi ? » et « qui est le plus gros méchant loup ? », afficher le prix producteur ou fournisseur réengage le dialogue autour d’un prix consommateur "juste" pour échapper (enfin) à la course au prix "le plus bas"…