Le mobinaute, un consom’acteur qui prend la main sur sa quête de transparence.

Le 12 décembre 2013

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn
La course à la traçabilité s’est exacerbée depuis l’affaire du Horsegate. Alors que la législation semble toujours incomplète en la matière, des solutions s’offrent aux propriétaires de smartphones pour pallier le manque de transparence. Les applications mobiles deviennent de plus en plus performantes.

 

 

 

Tout savoir sur le contenu de son assiette… Comme le dit Apple dans ses publicités, "il y a une application pour ça" !

Certaines applications mobiles permettent aujourd’hui de donner des renseignements sur la composition ou l'origine des produits, en flashant un QR Code, un code-barre voire même en photographiant directement le contenu de l’assiette.

 

 

 

Les mobinautes prennent la main sur l’information nutritionnelle.

appli mobile2Nombre de calories, présence d’allergène ou de composants indésirables, telles sont les interrogations des consommateurs quant au contenu de leurs assiettes. Guid’ Alim a été la première application à décrypter les informations nutritionnelles d’un produit.

Lancée par le cabinet XTC en 2010, l’application permet à l’utilisateur de scanner le code barre d’un produit. Il voit alors apparaître des informations nutritionnelles ainsi que des avertissements sur la présence d’additifs ou la trop forte teneur de certains éléments (graisse, sucre, sel…).

Cette application a donc ouvert la voie au développement d’outils permettant aux consommateurs, aux propriétaires de smartphones en particulier, de décrypter, de comprendre de quoi est constituée leur alimentation quotidienne…

En 2014, le consommateur scannera directement son assiette ?

TellSpec, actuellement en recherche de fonds via le site de financement Indiegogo, est une application qui pourrait permettre au consommateur de scanner directement son assiette. Idéale pour les personnes souffrant d’allergies alimentaires ou souhaitant maitriser leur consommation de calories…

Il s’agit de télécharger l’application sur son smartphone puis de passer le scanner au dessus du plat. Grâce aux données collectées par un spectromètre et analysées par un algorithme, TellSpec fournit alors instantanément le nombre de calories ainsi que les nutriments et allergènes contenus dans le plat. L’application permet de suivre sa consommation énergétique au cours de la journée, de se fixer des objectifs, par exemple à des fins de régime hypocalorique.

Le fabricant de TellSpec propose aux personnes qui soutiendront le produit sur le site de financement participatif de recevoir l'appareil et d'analyser les aliments en illimité pendant deux ans, moyennant 150 dollars.

appli mobile3

Fonctionnement en image...

 

Lapka, le capteur permettant de vérifier si un produit est biologique

appli mobile4Lapka, capteur connecté à un smartphone, s’associe à une sonde présentant quatre fonctionnalités : pour l’humidité, les particules radioactives, les champs magnétiques et le nitrate. L’application permet ainsi de déterminer le taux de nitrate présent mais également si ce taux est acceptable pour un produit prétendument bio. Elle devrait être prochainement proposée à la vente pour un prix aux alentours de 220 euros.

Fonctionnement en image...

 

Les consommateurs, se sentant insuffisamment informés, réclament plus de transparence.

Il apparaît que la majorité des Français (62 %) estime manquer d’informations sur la qualité des produits alimentaires qu’ils achètent. Selon une enquête Ipsos et RESPECT’in sur "les Français et la confiance alimentaire", publiée début novembre, les Français sont de plus en plus méfiants quant au contenu de leur assiette. Ils veulent pouvoir se faire leur opinion, comprendre, décrypter, choisir en toute liberté et connaissance de cause. Ils veulent donc une transparence maximale et quand il s’agit de consommer, ils se plaignent souvent d’être mal informés par les étiquettes signalétiques.

Et les sondés ne sont pas optimistes sur le long terme puisque 7 personnes interrogées sur 10 craignent ne plus pouvoir trouver d'aliments "sans effets nocifs sur la santé".

Les industriels doivent redonner confiance, au risque de perdre le contrôle.

Pour obtenir des informations sur l’origine et la composition des aliments, le consommateur se tourne rarement vers les industriels de l’agroalimentaire, les pouvoirs publics ou la presse, jugés peu crédibles. Pour décrypter les étiquettes, il gagne aujourd'hui en autonomie grâce au web. 

La transparence est donc  un enjeu fort pour les industries agroalimentaires et la distribution qui, en mettant toutes les informations à la portée du consommateur grâce aux modes de communication actuels (écrans tactiles, bornes en magasin…), pourront ainsi garder une relation privilégiée avec leurs consommateurs.

A lire également

Free-from : ces marques alimentaires qui prônent le "non".

Le 21/02/2017

Portés par les attentes de santé et de naturalité, les produits "sans" continuent de remporter les faveurs des consommateurs. Et les marques se positionnent de manière de plus en plus affirmée sur le segment, revendiquant un "Non" assumé. Illustration par deux exemples : les biscuits apéritifs "Say Yes to No" et les eaux aromatisées "No&More".

Food Hacking : finie la néophobie alimentaire, vive les expérimentateurs

Le 08/02/2017

Nouvelle manière d’envisager notre alimentation, à la croisée des expérimentations scientifiques et des nouvelles technologies, au service de nouvelles saveurs ou d’avantages nutritionnels, le food hacking bouscule nos usages et nous propose un avenir alimentaire riche d’expériences gustatives innovantes.

Miel et naturalité : une nouvelle façon de sucrer.

Le 07/02/2017

Le repli de la consommation de sucre et d'édulcorants profite aux solutions perçues comme plus naturelles comme le sirop d'agave, d'érable ou le miel. Et pour répondre à cette demande grandissante l'offre s'étoffe, les usages se diversifient… Point à date sur le miel qui poursuit sa progression amorcée il y a plus de 15 ans.