Naming : "La poudre à Maurice" de Daddy contourne le nom générique et impacte le marché de la cassonade

Le 04 décembre 2013

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Le dernier né chez Daddy a endossé le nom évocateur "La Poudre à Maurice" pour créer un lien émotionnel et de la connivence auprès des consommateurs. La cassonade se décline en 2 versions originaires de l’Île Maurice. Sur le marché du sucre, cette innovation fait figure d’exception, les produits concurrents utilisant le nom générique Cassonade. [...]

 

 

Le concept est incarné par un petit dodo, "Maurice", personnage emblématique de l’île, qui se fait le premier vecteur d’empathie et de réassurance. La consonance du nom suscite quant à elle la sympathie immédiate, l’appropriation (« à ») et la bienveillance.

Les codes couleurs des packagings et la finesse de la poudre dorée sont un véritable hommage à la nature de l’île : elles évoquent le sable fin des plages mauriciennes, les couleurs cuivrées par le soleil, les arômes puissants et épicés ainsi que les couleurs chatoyantes des tissus.

 

 

La pratique n'est pourtant pas innovante. En 1961, Krema lançait ses célèbres bonbons tendres aux fruits Régal'ad. Une régalade renvoie explicitement à l'action de se régaler. Ainsi nommé, le bonbon est aujourd'hui le plus vendu au monde et figure au livre Guiness des Records.

 

Quelques autres initiatives plus récentes :


 

  • Tronches de cake de Saint Michel :

choco lait

Biscuits moelleux chocolat fourrés lait décorés de smiley, sous un nom décalé.

Sortie 1er trimestre 2013

(Parfum chocolat sorti en Mars 2012)

 

 

  

  • Compléments alimentaires  "Pêche d’enfer" et "P’tit coup d’boost" par AB Activ’ laboratoire

ab activ

Pastilles à croquer concentrées en actifs énergisants :

- Café, guarana, acérola et gingembre pour Pêche d'enfer

- Acérola et orange pour P'tit coup d'boost.

La volonté est de faire comprendre la fonctionnalité anti-fatigue des produits par le consommateur dès le premier regard sur l'emballage :  faire le plein de tonus en cas de fatigue passagère.

 

 

NAMING : Ce qui ne se nomme pas génériquement existe doublement...

 

Nommer un produit permet de lui donner vie, de l’humaniser et de développer un lien émotionnel avec lui. Au-delà de ses caractéristiques intrinsèques, le produit devient plus accessible, génère de l’attachement, de la proximité et induit une certaine fidélité des consommateurs.

 

... mais, ce qui ne se comprend pas ne se vend pas !

 

Il ne faut pour autant pas négliger la fonction première du Naming : faire vendre ! Cet exercice de style doit donc "faire sens" immédiat et non pas seulement provoquer le sourire ! Le nom est le premier contact avec un produit, c’est ce qui permet de le retenir et de construire son image. Les messages subliminaux, à double ou triple-sens ou les prononciations hasardeuses risqueraient de faire tomber le produit dans le ridicule, voire l’oubli…



 

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