Les produits Bleu-Blanc-Cœur : des atouts santé et environnementaux à faire prévaloir sur les packagings.

Le 26 novembre 2013

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn
L’association Bleu-Blanc-Cœur est à l’origine de la réintroduction d’aliments riches en Omega 3 dans l’alimentation du bétail. Outre le bénéfice nutritionnel sur les produits qui en sont issus, la démarche a un effet positif sur le bilan carbone. Une opportunité pour les industriels de communiquer conjointement sur les sphères santé et écologie.

 

 

 

 

Lancée il y a une vingtaine d’années par Valorex (entreprise de nutrition animale basée en Bretagne), l’initiative avait pour vocation de réintroduire dans l’alimentation des animaux des graines traditionnellement utilisées pour leur intérêt nutritionnel, telles que le lin, le lupin, le colza, la luzerne ou la féverole.

 

 

 

Bleu-Blanc-Cœur (BBC), une association qui promeut et développe une agriculture à vocation santé.

eco-nutrition1La qualité nutritionnelle des produits animaux, leur profil lipidique en particulier, est au centre de la démarche de l’association.

Bleu-Blanc-Cœur part du constat que 61 à 72 % des graisses ingérées par les consommateurs proviennent des produits animaux, particulièrement riches en acides gras saturés. Il s'agit donc d'améliorer les profils lipidiques à la source. BBC a démontré qu’en modifiant l’alimentation du bétail, la qualité nutritionnelle des produits s’en verrait améliorée. Ainsi, en incorporant dans la ration des denrées riches en oméga 3, ces fameux acides gras insaturés se retrouveraient dans la viande, le lait, les œufs et permettraient au consommateur d’en tirer un bénéfice santé (*).

BBC : 550 produits et de plus de 25% de notoriété (Sofres, 2010).

eco-nutrition2

Ces travaux ont séduit les industriels puisque nombre d’entre eux se sont à ce jour associés à l'association et arborent le logo "Filière nutrition, oméga 3 naturels" sur leurs produits.

Dans un contexte où le verrou règlementaire complique la communication autour de la sphère santé, la démarche BBC constitue donc une réelle opportunité, d’autant que les attentes en matière de naturalité sont particulièrement fortes.

 

 

Cependant, les atouts nutritionnels ne sont pas les seuls à faire prévaloir…

Outre la modification du profil lipidique, l’impact environnemental est également un atout majeur de la filière.

Il a été démontré, en collaboration avec le centre de recherche Inra de Theix, que ce mode d’alimentation avait également un impact sur les performances environnementales, diminuant significativement la quantité de méthane rejetée par les ruminants. Les dernières études montrent qu’avec un régime BBC, la production de méthane est réduite de 12 à 15 % pour les bovins laitiers et de l’ordre de 20 % pour les bovins viande.

Mais peu d’entreprises engagées dans la démarche Bleu-Blanc-Cœur communiquent à ce jour à la fois sur les sphères santé et développement durable.

A l’heure où les entreprises s’engagent dans des démarches écologiquement vertueuses, pourquoi les marques affiliées à BBC n’étendraient-elles pas leur discours à l’éco-nutrition, axe de  développement fort et ayant donné lieu à un appel à projet, lancé par le pôle de compétitivité Valorial ?

 

(*) En moyenne, les produits animaux nourris selon les critères du cahier des charges de la filière BBC sont trois fois plus riches en oméga-3 que ceux provenant des filières classiques.

eco-nutrition3.gif

A lire également

Compléments alimentaires et galénique : réinventer la façon de consommer les vitamines.

Le 15/05/2018

Les compléments alimentaires sortent de leur traditionnelle galénique pour conquérir de nouvelles cibles et rendre leur usage plus en adéquation avec les tendances actuelles. Gélules, sirop, poudres sont délaissés au profit de solutions s'intégrant en cœur de repas (topping), de propositions nomades, de formules personnalisables…

OPCALIM  Programme Mut'Eco

Transition numérique des IAA : un coup de pouce sur les fonds de formation

Le 15/05/2018

Du 1er mars au 31 octobre 2018, OPCALIM mobilise 2.4 millions, dont 1.9 millions pour Bretagne et Pays de la Loire, pour financer les formations des entreprises agro-alimentaires < 250 salariés.

Substituts de viande : vers des appellations misant sur les caractéristiques propres au végétal ?

Le 14/05/2018

Alors que Le Boucher Vert vient de changer son nom pour Hari&Co, la marque va peut-être devoir réaliser une seconde refonte de ses packs… Un amendement adopté le 19 avril 2018 compte interdire aux acteurs du végétal d’utiliser les noms propres à l’univers de la viande.