Villes de Demain

Le 29 octobre 2013

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La mobilisation des forces politiques, sociales, économiques, des pôles de recherche et des citoyens est indispensable pour relever les défis énergétiques, environnementaux et démographiques auxquels nous sommes dorénavant confrontés.

Les croissances de population que nos territoires connaissent aujourd’hui sont le fruit de leur propre attractivité. L’analyse des soldes migratoires est sur ce point éclairante.

En France un nombre toujours plus important de citoyens vient grossir avec régularité les grandes agglomérations. Près de 85 % des habitants vivent sur 15 % du territoire. Et la tendance est à l’accentuation du phénomène.

Or dans un contexte d’enjeux environnementaux, d’enchérissement continu et inéluctable des énergies fossiles, de raréfaction annoncée de certaines ressources, il devient essentiel de s’interroger sur le devenir de la ville et des formes de développement qu’il convient d’y associer.

 

A l’échelle de L’Europe, les villes hébergent 75 % de la population. Dans le même temps elles sont responsables de 80 % des émissions de carbone et de 75 % de la consommation des énergies produites. Alors que le réchauffement climatique est en marche, elles émettent 7,5 Gigatonnes de Co2/an. Or pour éviter une élévation de la température moyenne au delà de 2 à 3 degrés, il faudrait que le taux d’émission descende à 2,5 Gigatonnes/an.

L’enjeu urbain est donc fondamental. Energies Cities, une association européenne qui regroupe 1 000 villes appelle à la mobilisation pour que tous les pouvoirs à leur échelle respective, « inventent un futur énergétique » décarboné.

Il faut proposer un habitat économe, développer à grande échelle la production et le partage d’énergies renouvelables, promouvoir une mobilité décarbonée qui ne se résume pas à la fausse bonne idée de chasser les voitures de la ville. Plusieurs cités européennes ont déjà amorcé des changements significatifs. Depuis 1999, à Barcelone, obligation est faite aux constructions neuves comme aux bâtiments rénovés de faire appel à l’énergie solaire pour au moins 60 % de la production d’eau chaude. (Une mesure en vigueur depuis plusieurs décennies en Californie). La capitale Catalane espère atteindre l’autosuffisance énergétique d’ici à 2030, en combinant solaire, éolien, géothermie et biomasse.

La prise de conscience des difficultés à venir et la mise en place de solutions innovantes ne sont pas l’apanage des grandes villes. En Suède, la commune d’Overtornéa compte
6 000 habitants. Elle périclitait dans les années 80. Pour endiguer son déclin, elle décide alors de se doter d’un projet de développement territorial en mobilisant les activités économiques basées sur les richesses de son milieu naturel. Elle se tourne à cent pour cent vers les énergies renouvelables. Résultat ; en 6 ans, 200 entreprises viennent s’implanter. L’économie résidentielle prend alors appui sur le développement économique productif.

Bien d’autres exemples sont identifiables en France et en Europe. Totnes dans le sud de l’Angleterre est la ville en transition énergétique par excellence. Elle nourrit l’ambition d’être la première ville européenne à avoir fait sa révolution économique et énergétique.

A Issy les Moulineaux, les entreprises produisent et partagent leur énergie par un réseau commun. Nantes obtient le titre de capitale verte de l’Europe pour l’année 2013. Lille et la région Nord Pas de Calais se lancent dans la troisième révolution industrielle avec l’économiste prospectiviste américain Jérémy Rifkin.

 Autant d’initiatives et d’exemples qui viennent confirmer qu’un développement territorial peut créer de la richesse et faire entrer le territoire auquel il s’adresse dans un cercle vertueux.

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