L’emballage intelligent s'engage dans la lutte anti-gaspillage alimentaire.

Le 16 octobre 2013

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Après l’allègement des packagings, l’abandon des suremballages ou les emballages comestibles, cet univers industriel mise aujourd’hui sur l’allègement des poubelles côté contenu et non plus contenant.
Alors que la DLUO vit ses dernières heures, des initiatives émergent, permettant d’indiquer si un aliment est propre ou non à la consommation.

 

 

C’est aujourd’hui 16 octobre, la date retenue comme 1ère journée nationale de lutte contre le gaspillage.

Cette date, établie dans le cadre du pacte présenté le 14 juin dernier par Guillaume Garot, est l’occasion de faire le point sur les innovations destinées à faciliter la tache aux consommateurs dans la lutte « anti-gaspi ».

 

 

Des emballages aux fonctionnalités qui évoluent.

A l’origine, l'emballage était étudié pour contenir, protéger, transporter et stocker le produit. Mais, à l’heure où les technologies offrent de plus en plus de services, le consommateur en attend davantage des packagings. Ces derniers deviennent ainsi actifs et même intelligents :

  • ils sont étudiés pour optimiser la conservation,
  • ils deviennent interactifs et développent de nouveaux services,
  • ils donnent même des informations quant à la qualité et la fraîcheur du contenu.

 

Finis les produits immangeables avant la date de péremption.

emb intell 4Les recherches d’Ana Maria Zetty au sein de l’Ecole Polytechnique de l’Université de São Paulo ont permis de mettre au point un emballage contenant un pigment, l’anthocyane, sensible à la présence des ions H3O+ et HO, et, par conséquent à la valeur du pH de la solution dans laquelle il se trouve. emb intell 3Un produit qui se détériore voit son pH augmenter. Son emballage, de couleur rouge très vif avec l’anthocyane, vire donc au gris foncé au contact des molécules volatiles présentant un pH plus basique.

Le consommateur ne se posera donc plus la question de savoir si l’aliment est frais. D’un seul coup d’œil, il détectera s’il peut ou non le consommer. Finis les aliments qui partent à la poubelle suivant le seul principe de précaution

 

Sur le terrain du gaspillage alimentaire, les industriels sont doublement attendus

Aujourd’hui chaque Français jette en moyenne 20 kg de nourriture par an dont 7 kg de produits encore sous emballage. Ceci représente une dépense de 400 euros par an et par ménage. Bien souvent, craignant l’intoxication alimentaire, le consommateur préfère jeter que de prendre un risque...

S’il est de la responsabilité de l’industriel de gérer le gaspillage généré en interne, les consommateurs attendent également de lui une aide dans la lutte contre le gaspillage domestique.

emb intell1Sur ce terrain, les initiatives fleurissent depuis quelques années. Parmi les principaux emballages intelligents, certains utilisent les indicateurs temps-température permettant de détecter si la chaîne du froid a bien été respectée. D’autres misent sur des systèmes de détection de la maturité ou de la fraîcheur du produit emballé, basés sur ce même principe d’encres qui interagissent avec des molécules chimiques de l’aliment (arômes, éthylène ou oxygène...). Un autre exemple de ce type d’indicateur est celui élaboré pour l’emballage du poisson et basé sur la détection d'une substance, la triméthylamine, formée lors du processus d'altération.

 

Ces emballages actifs et intelligents correspondent parfaitement aux stratégies de sécurité alimentaire, de réassurance et de transparence adoptées aujourd'hui vis-à-vis des consommateurs. Nombre de ces systèmes de détection sont à l’étape de développement dans les universités ou dans les entreprises innovantes. Cependant, pour leur expansion, plusieurs facteurs doivent être considérés : être adaptés aux législations (européennes, américaines), développer la confiance des consommateurs et… diminuer les coûts de ces solutions.

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