En quoi le capital naturel est-il une composante avérée de la stratégie des entreprises ?

Le 18 octobre 2013

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Les entreprises interagissent au quotidien avec le capital naturel, que ce soit en amont de la chaîne de valeur, avec les fournisseurs ou en aval avec leurs clients. Comment prendre en compte ce capital dans la stratégie de l'entreprise ?

Toutes les entreprises sont concernées, du tout début de leur existence, par le simple fait de leur implantation dans ce milieu naturel, puis par leurs consommations d’énergies, leurs consommations de matières premières, par les risques qu’elles encourent… (Risques de marché et attentes sociétales, risques de réputation et enjeux de responsabilité, risques réglementaires ou juridiques, risques financiers ou assurantiels…)
A toutes les étapes de leur fonctionnement elles tirent un bénéfice de cette interaction avec les écosystèmes et pour cela elles ont besoin du bon fonctionnement de ceux-ci.


L’entreprise peut intégrer dans sa gestion des risques et sa stratégie cette vision et penser surtout au manque à gagner qu’elle encourt si ces services rendus plus ou moins gratuitement par les écosystèmes venaient à disparaître.
Souvent les risques liés à l’approvisionnement et à la régulation naturelle sont les plus évidents et les plus importants, l’entreprise peut alors connaître des problèmes d’approvisionnement, d’interruption d’exploitation, de dégradation des conditions opérationnelles de l’entreprise. On parle de plus en plus souvent du problème de la chute de la  pollinisation naturelle, d’érosion des sols, de disparition de certaines ressources naturelles, de la difficulté de reproduction naturelle de certaines espèces…
Penser à maintenir les services écosystémiques et pérenniser une filière d’approvisionnement contribue à améliorer la visibilité stratégique et la planification opérationnelle de l’entreprise.

Certaines entreprises bretonnes se sont emparées de ce questionnement et ont témoigné de leur démarche dans l'une ou l'autre des quatre grandes catégories de service rendus par les écosystèmes aux entreprises.

Les services d'approvisionnement correspondent à tous les biens ou produits issus des écosystèmes (denrées alimentaires, fibres, matériaux molécules...). Yves Rocher s'implique au quotidien dans une démarche d'analyse des impacts négatifs et positifs  que l'entreprise entretient avec les écosystèmes et a mis en oeuvre une stratégie biodiversité.


Les services de régulation se définissent par les services et régulation tirés des processus naturels

Contribuer au renforcement des services écosystémiques est le coeur de métier d'une entreprise comme Goëmar dont le végétal est aussi le client.

Comment Goëmar améliore le rendement des écosystèmes ?


Les services culturels sont le résultat de l'utilisation de la nature pour des services de loisirs, tourisme, visites culturelles ou utilisation patrimoniale.


Les services de soutien, ce sont les services supports qui sont rendus par la nature dans les processus naturels et sont à l'origine même du fonctionnement des écosystèmes.

Le projet IDDIL (Innovation & Design Durable dans l'industrie et les loisirs) et le mode de gestion du Golf de la Freslonnière sont des illustrations de cette dépendance à la nature et aux services qu'elle rend.

Pour en savoir plus, consultez les témoignages des entreprises citées en lien avec cet article.



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