Salon de Francfort : Tesla, une nouvelle idée de l’automobile

Le 10 octobre 2013

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn

Tesla présentait il y a 4 ans au salon de Francfort son premier véhicule électrique, un roadster tout électrique construit sur une plateforme de Lotus thermique qui visait à démontrer la possibilité d’allier motorisation électrique et plaisir de la conduite sportive. L’entreprise, créée il a tout juste 10 ans en 2003, présente cette année son 1er véhicule entièrement conçue par les équipes de Tesla, le modèle S. Il s’agit d’une grande berline haut de gamme et tout électrique. Les batteries ont été intégrées dans le châssis du véhicule permettant un abaissement du centre de gravité et une meilleure tenue de route.

Le constructeur se prévaut d’une grande autonomie puisqu’avec la plus forte batterie proposée (85 kWh) Tesla annonce une autonomie de plus de 500 km. En Californie mais aussi en Norvège, 1er marché Européen de Tesla, le constructeur développe un réseau de superchargeurs atteignant 120 kW de puissance permettant une recharge de 50% de la batterie en moins de 20 min. L’accès à ces bornes est un service gratuit pour les utilisateurs du véhicule. Dans cette approche servicielle, Tesla a intégré sur sa planche de bord un écran tactile géant de 17’ intégrant la totalité des fonctions de conduite et des services de connectivité. Ceux-ci sont basés sur l’exploitation de google maps et Tesla prévoit d’ouvrir sa plateforme aux développeurs externes pour proposer des applications. L’informatique embarquée est ainsi conçue comme un IOS d’Apple ou d’Androïd se mettant à jour via internet et bientôt ouvert pour des applications. Le prix d’entrée de gamme du modèle S se situe autour de 60 000 € pour dépasser les 100 000 € pour les véhicules les plus équipés. Tesla prévoit de livrer 20 000 exemplaires de son modèle S en 2013 et prévoit 40 000 en 2014 compte tenu de la demande. Tesla dit travailler sur un autre modèle plus abordable, dont le prix objectif serait moitié moindre en concurrence avec la Nissan Leaf. En marge du salon, Tesla a par ailleurs annoncé travailler activement sur la conduite autonome pour des solutions commercialisables d’ici 3 ans.

En 10 ans, cette entreprise Californienne qui annonce ses premiers bénéfices en 2013, capitalisée au Nasdaq autant que Suzuki, semble démontrer la viabilité d’une nouvelle approche de l’automobile, en entrant par le haut de gamme mais avec une volonté affichée de diffuser son modèle sur des marchés plus proche du grand public.

 

A lire également

L'électrique gagnerait haut la main l'analyse en cycle de vie face au thermique

Le 14/11/2017

Les prises de positions dans plusieurs régions du monde contre le thermique et pour l'électrique ravivent les interrogations sur la pertinence d'un choix électrique et notamment sur la réalité de son avantage environnemental. La revue des études de cycle de vie réalisées par un universitaire belge apporte un éclairage à considérer.

Quel cerveau pour la voiture du futur ? [par l'Atelier]

Le 29/09/2017

[Extrait de l'article initialement paru sur l'Atelier] La voiture de demain sera non polluante, ultra-communicante et autonome. Mais pour libérer le conducteur de toute tâche de conduite, celle-ci devra disposer d'une puissance de calcul conséquente. Une rupture technologique pour les constructeurs automobiles et leurs équipementiers.

La technologie diesel est-t-elle encore un avenir pour l'automobile ?

Le 22/09/2017

Depuis la déclaration de l'OMS en 2012 sur la nature cancérigène des polluants du diesel, les constructeurs ont accéléré le développement du "diesel propre" sans pouvoir inverser la tendance forte de baisse des ventes et dans un discours devenu bien difficile à entendre dans le contexte du dieselgate.