Salon de Francfort : l’hybride plug-in au secours des constructeurs premiums

Le 10 octobre 2013

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L’hybride plug-in, qui se caractérise par la cohabitation de deux typologies de motorisations : thermique et électrique, une autonomie comprise entre 30 et 50 km en mode électrique, environ 1000 km au total et par la présence d’un dispositif de recharge, a été remarqué par son omniprésence lors de cette édition 2013 du salon de Francfort.

 

Une généralisation chez les allemands

panamera hybrideConstructeurs les plus concernés par les difficultés d’atteinte des normes CO2 2020 (95g CO2/km), les allemands sont logiquement les plus démonstratifs sur cette technologie et en ont donc profité pour décliner leurs modèles phares en hybride plugin avec pour certains une commercialisation prévue dès le courant de l’année 2014. Compte tenu des modalités des cycles d’homologation, les hybrides plugins affichent à iso-puissance des niveaux de consommation et d’émissions largement inférieurs par rapport à leurs homologues thermiques et en dessous du seuil des 95g.
En cycle normalisé, la Porsche Panamera S E-Hybrid affiche ainsi un niveau d’émissions de 71g de CO2/km et une consommation de 3,1l/100km.

L’exemple de l’audi e-tron

Commercialisée dans le courant de l’année 2014, l’A3 Sportback e-tron associe un moteur thermique 1.4l à un moteur électrique de 75 kW pour une puissance cumulée de 150 kW (204 ch). En mode 100% électrique, la batterie lithium-ion, logée sous la banquette arrière confère au véhicule une autonomie de 50 km pour une vitesse limitée électroniquement à 130km/h. En mode hybride, l’autonomie du véhicule atteint 940 km pour une consommation moyenne (selon le cycle mixte européen) de 1,5 l/100km et un niveau d’émissions de 35 g de CO2/km. Hors bonus de 5000 euros (accordés aujourd’hui en France aux véhicules émettant entre 21 et 50g de CO2/km), le tarif de l’A3 Sportback e-tron a été annoncé à partir de 37 000 euros.

Une atteinte des normes CO2 moins difficile que prévue ?

La densification de l’offre de véhicules tout électrique couplée au début de commercialisation de véhicules hybride plug-in largement avantagés par les modalités du cycle d’homologation européen pourrait bien faciliter le challenge technique de baisse d’émissions des principaux constructeurs. Longtemps qualifiée de défi technologique susceptible d’aboutir à des amendes record pour les constructeurs, l’atteinte des normes CO2 2020 (95 gCO2/km) apparait aujourd’hui plus que probable si l’on ajoute, à l’électrique et à l’hybride plugin, la généralisation de l’hybridation classique et les nouvelles formes d’hybridation comme la technologie hybride/air de PSA Peugeot Citroën.

Le 100% hybride de Toyota

i love hybrid toyotaAvec la volonté de réaffirmer son leadership en matière d’hybridation, Toyota présentait pour la première fois un stand 100% hybride. Les modèles présentés confirment bien le potentiel rôle de l’hybridation classique dans l’atteinte des normes européennes d’émissions. On retrouve notamment la Yaris Hybride (3,7l/100km/85gCO2/km), la Auris (3,9l/100km/91gCO2/km) et l’incontournable Prius (4l/100km/92gCO2/km) également déclinée en version plug-in (2,1l/100km/49gCO2/km).

 

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