Salon de Francfort : l’électrique, un fait acquis pour les constructeurs

Le 11 octobre 2013

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Entre la singularité électrique de Renault et la présence de véhicules électriques très, voire trop haut de gamme, le salon automobile de Paris version 2012, avait pu laisser perplexe quant à la volonté de certains constructeurs dits « généralistes » de disposer à courts termes de véhicules électriques de série à leurs catalogues.

En 2013, à Francfort, la perplexité parisienne semble avoir laissé la place à l’adoption du véhicule électrique qui se retrouve désormais soit noyé dans la masse au sens noble du terme, soit « starisé », au point d’être parfois considéré par certains observateurs comme la vedette de ce salon 2013.

Les allemands électrifiés

Lors de cette édition 2013, les trois principaux constructeurs allemands que sont BMW, Volkswagen et Daimler ont tous accordé sur leurs stands une place de choix au véhicule tout électrique. Comme nous l’évoquions en début de document, BMW a profité du lancement officiel de son modèle i3 pour afficher ses ambitions électriques en lui consacrant plus de la moitié d’un stand articulé autour d’une piste d’essai en partie dédiée à l’i3.

multistand électrique

De son côté, VW, historiquement réticent à l’électrique a présenté deux nouveaux modèles qui seront commercialisés en Europe au premier semestre 2014 : l’e-up et l’e-golf. Dans une moindre mesure que l’i3, les deux modèles de VW ont également disposé d’une place de choix sur le stand. Le tarif de la e-up a d’ores et déjà été communiqué et débutera à 26900 euros. Celui de l’e-golf, s’il n’a pas encore été divulgué lui sera logiquement supérieur.

mercedes électriqueConcernant Daimler, après avoir présenté l’an passé à Paris la très élitiste SLS AMG Electric Drive (420 000 euros), le constructeur présentait à Francfort la plus réaliste Classe-B electric drive et ne manquait pas de mettre en avant la version électrique de sa Smart à travers son service d’autopartage Car2Go. La classe B électrique, fruit de la collaboration entre Mercedes et Tesla (principalement au niveau de la motorisation) sera commercialisée dans le courant de l’année 2014 aux Etats-Unis suite justement au succès de Tesla.

Une gamme de véhicules électriques de série étoffée

stand Renault électriqueParallèlement aux nouveautés évoquées, la place des véhicules électriques de série lancés lors de l’édition parisienne de 2012 traduit bien cette idée de « fait acquis » électrique. La Renault Zoé en est sans doute le meilleur exemple. Alors qu’elle occupait l’an passé la moitié du stand Renault, quasiment à égalité avec la nouvelle Clio thermique, elle apparait à Francfort, non plus « starisée » mais pleinement intégrée au catalogue Renault malgré des volumes de ventes limités depuis son lancement.

Au final, entre les nouveautés, l’iso-traitement des véhicules électrique récemment lancés par rapport à leurs homologues thermiques et la confirmation Tesla, on observe une densification de l’offre de véhicules électriques avec la cohabitation de véhicules de série de gamme différentes aux niveaux d’équipement et de finitions variables. Le consommateur désirant acquérir un véhicule électrique a donc désormais le choix.

Compte tenu des volumes de ventes qui restent encore marginaux en Europe (entre 0,5% et 3% du marché selon les pays), ce développement de l’offre électrique et les investissements qu’il a nécessité pour les constructeurs peut paraître pour certains disproportionné. Pour autant, sur les marchés matures et compte tenu de l’hyper segmentation des gammes des constructeurs généralistes, on peut légitimement penser que ces derniers n’ont d’autres choix que de proposer à leurs catalogues une typologie de véhicules vouée à représenter 5% du marché en Europe à l’horizon 2020.

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