Salon de Francfort : les allemands et les autres

Le 18 octobre 2013

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Dans un contexte de morosité du marché européen, les constructeurs allemands affichent clairement à Francfort leur bonne santé commerciale et leurs ambitions technologiques.

Commercialement, Volkswagen, BMW et Mercedes continuent de tirer leur épingle du jeu sur ce marché, attendu encore en baisse de 5% environ cette année. Plus globalement ils ont jusqu'ici mieux encaissé la crise que les marques latines grâce à un positionnement haut de gamme et une forte implantation à l'international, notamment en Chine.

Concernant le segment premium - le point fort des allemands, notamment à l’exportation - le salon de Francfort remplit pleinement sa fonction de vitrine mondiale. Aussi les constructeurs germaniques n’auront pas lésinés une nouvelle fois sur les moyens pour séduire les visiteurs : des stands de taille délirante, soit des halls entiers pour Audi, BMW et Mercedes.
Le nombre de nouveaux modèles présentés par ces derniers reste impressionnant, contrairement aux autres constructeurs qui ont souvent misé sur une ou deux nouveautés (une dizaine de nouveautés chez Volkswagen, dont la Golf électrique). Et les modèles allemands restent des références sur la plupart des segments de marché (exemple pour le segment C, la Peugeot 308 s’aligne sur la GOLF).

Technologiquement, l’hybride rechargeable, l’électrique et les technologies d’allègement (notamment composites) sont mis en avant et assumés. La i3 de BMW doit pouvoir réussir son pari de voiture allégée entièrement conçu pour l’électrique et fabriquée dans une usine d’assemblage innovante et dédiée à Leipzig. Les dépenses de R&D et les investissements industriels sont énormes, soit 16.7 Mds d’investissements par an en outils industriels et innovation pour VW.

Cette 65 ème édition de l’IAA Francfort 2013 aura aussi permis à la puissante industrie automobile locale de faire sa promotion auprès des responsables politiques et de l’union européenne, dans un contexte d’élections allemandes où la chancelière Angela Merkel, - qui a depuis décroché un troisième mandat - soutient fortement son industrie au niveau de Bruxelles afin de diminuer les exigences environnementales, notamment celles liées aux niveaux des émissions de C02.

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