Médiaprism décrypte l’attitude des Français face à la naturalité.

Le 19 septembre 2013

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Plus de 4 Français sur 5 se disent attentifs au caractère naturel des produits qu'ils achètent, en particulier dans l’univers alimentaire. En collaboration avec 60 millions de consommateurs, Mediaprism a mené une étude : "Les Français et les produits naturels : opinion, comportements et attitudes".

Le 4 juillet 2013, lors d’une présentation au siège du Groupe La Poste, 60 Millions de consommateurs et Mediaprism ont livré les résultats de leurs derniers travaux d’enquêtes d’opinion(*) portant sur la place des produits naturels dans les foyers. Bio, OGM, made in France, labels ou écoblanchiment, quelle est la posture des consommateurs face aux différentes préoccupations environnementales ?

(*) L’étude a été réalisée auprès d'un échantillon de 1210 individus, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas (critères de sexe, d'âge, de CSP du chef de famille et de lieu de résidence).

La naturalité, une priorité ?

Il semble que l'exigence de naturalité des Français envers leur alimentation se soit accrue (pour 78 % des sondés) probablement suite aux récents scandales alimentaires. Le caractère naturel est même devenu un impératif pour 37 % des Français et un phénomène durable pour 32 %.

Quelles attentes vis-à-vis d’un produit naturel ?

Le modèle productiviste suscite de plus en plus de défiance. Aux yeux des Français, les aliments contenant des substances chimiques, les produits à caractère industriel, élaborés en grande quantité ou dont le producteur n’est pas identifiable ne répondent pas aux critères de naturalité et risquent d’être rejetés.

Les Français associent à la notion de naturalité une dimension à la fois sanitaire et gustative mais également  plus onéreuse, avec une date de péremption plus courte.

Les comportements d’achat évoluent

3 français sur 4 privilégient les produits fabriqués en France avec une préoccupation croissante pour l’achat local, de produits de saison. En matière de circuits de distribution, seul le marché semble avoir conquis durablement le consommateur, l’achat via les AMAP, la vente directe sur internet ou l’achat groupé ont du mal à émerger, ne concernant aujourd’hui qu’à peine 10 % des consommateurs.

La labellisation des produits rassure, mais tous les labels ne se valent pas

Si les organismes génétiquement modifiés (OGM) clivent clairement l'opinion, le bio est plutôt bien perçu. Le Label Rouge et le Label AB sont les mieux connus avec respectivement 81 % et 76 % des sondés qui les identifient.

Des consommateurs clairvoyants

De façon générale, les Français identifient et réprouvent massivement le greenwashing et estiment que nombre de marques verdissent leur discours dans le seul but d’améliorer leur réputation. Ils paraissent enfin très conscients de la menace de la "malbouffe" et acceptent leur part de responsabilité estimant que la quête des prix bas en est l’une des principales causes.

Bilan en quelques chiffres :

  • 83% des Français qui affirment faire attention au caractère naturel des produits qu'ils achètent.
  • 58% des Français pensent que manger bio est un phénomène durable.
  • 73% des Français déclarent privilégier des produits d'origine française.
  • 89% des Français pensent que les marques saisissent l'occasion du discours vert pour améliorer leur image
  • 79% des Français incriminent directement les industriels pour la "malbouffe", mais 71% d’entre eux reconnaissent la responsabilité du consommateur qui "demande des produits prêts à consommer et pas chers".

Cette étude  montre donc une volonté de la part des consommateurs de se tourner vers des produits plus simples, moins industrialisés, qu’ils perçoivent comme plus sains. Elle relève également certaines croyances et méfiances vis-à-vis des promesses marketing, incitant les industriels à une transparence plus poussée.

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