Entre crise économique et crise environnementale, le consom'acteur est à l'affût de réponses économes, intelligentes et durables

Le 24 septembre 2013

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Entre économie de crise et crise environnementale, les français privilégient les solutions écologiques, économes et sur mesure. Chaque secteur d'activité rivalise d'ingéniosité pour trouver des réponses aux attentes d'un consom'acteur vigilant.

Nouvelles applications, nouvelles tendances de consommation, nouveaux services, la cause économique peut servir la transition environnementale, démonstration par l'exemple.

Les applications smartphone économes et intelligentes 

Les applications téléphoniques explosent pour permettre au client de faire des économies sur ses achats. Ainsi une offre comme celle de "zéro gâchis" lui donne la possibilité de lister les produits alimentaires proches de la date limite de consommation dans les magasins près de chez lui et d'éviter le gaspillage. Les informations données par le service, sont fournies et actualisées par les magasins, et il suffit de saisir le code postal pour y avoir accès depuis un smartphone. Il est même proposé un itinéraire pour se rendre dans les grandes surfaces partenaires.

D'autres applications existent pour se déplacer de façon éco-responsable : Elles sont très nombreuses, mais on peut citer "vélodispo" qui permet de trouver un vélo en libre-service ou les bornes libres, les plus proches dans les grandes villes; ou encore "J'éco conduis" qui donne en temps réel le rejet moyen de CO² du véhicule utilisé, ainsi que le coût de la taxe carbone sur le kilométrage parcouru et toutes les informations afférentes à la consommation et au kilométrage. L'application de covoiturage "BLABLACAR" qui indique les propositions de covoiturage avec toutes les informations de tarif, lieu, conditions de voyage.

  • Le réemploi et la réparation :

Le Conseil d'Analyse Stratégique parle de "nouvelle écologie domestique", qui serait le résultat d'une volonté d'une meilleure qualité de vie, abstraction faite du niveau de revenus des ménages. C'est ainsi que le consommateur recherche une consommation durable et non pas une déconsommation. Selon une étude de l'Ademe publiée en juillet 2013, les français (98%) déclarent pratiquer le réemploi et on assiste au développement de  sites d'achats de biens d'occasion ou de pièces détachées d'occasion. Ils se déclarent également attachés aux produits respectueux de l'environnement.  Par exemple, Le fairphone est un nouveau smartphone fabriqué à partir d'étain, de tantale et de matériaux recyclables et il est réparable. Le secteur de la réparation connaît une reprise d'activité depuis 2009, le client réagit fasse à l'obsolescence programmée des objets et ne veut plus forcément jeter un produit dès qu'il tombe en panne.

  • Le recyclage volontaire :

En dehors des filières où le recyclage est obligatoire dans le cadre de la REP (responsabilité élargie du producteur) de nombreux secteurs incitent leurs clients avec des propositions de recyclage volontaire. Sur ce créneau, la reprise des produits électroniques a prit son essor et une entreprise comme Recommerce Solutions propose le rachat, le reconditionnement et la revente de produits électroniques usagés. En échange le consommateur dispose d'un bon d'achat ou d'une compensation financière. La même démarche existe aussi pour le textile, et des enseignes comme H&M, la Halle aux vêtements, décathlon et bien d'autres attirent leurs clients en leur proposant de rapporter leurs vêtements, chaussures démodés ou usagés pour recevoir en échange un bon d'achat à valoir dans leurs boutiques.

  • La location, le "plus malin" de la consommation :

Le plus "malin" de la consommation décliné par de grandes enseignes comme Intermarché consiste à proposer un service de location de matériels électroménagers et électroniques dans ses hypermarchés, avec une offre de garantie en cas de panne ou de remplacement. D'autres enseignes vont suivre telles que la FNAC, Leclerc, qui vont également tester cette formule pour fidéliser leurs clients à l'avenir. Le mobilier et le matériel de sport sont aussi des secteurs où la location commence à se profiler.

Une application telle que drivy, pour l'exemple, met à disposition un service de location de voitures entre particuliers. Chacun peut faire la proposition de location de son véhicule et être géolocalisé grâce à l'application. Tandis que le groupe Vinci propose aux propriétaires de parking de louer leur place, ensuite il indique aux automobilistes via leur smartphone, le nombre de places disponibles et les guide vers la place la plus proche. L'automobiliste évite la perte de temps liée à la recherche d'un stationnement et le propriétaire du parking dispose d'un gain financier supplémentaire ou d'un retour sur investissement lors d'une acquisition de parking.

les sites de location de matériels de bricolage entre particuliers ou professionnels font florès et on peut citer des sites tels que Bricolib ou Zilok qui proposent de louer quasiment tout type d'équipement de l'aspirateur à la bétonnière.

  • Les communautés d'échanges :

Certaines enseignes de bricolage ont mis au point des sites pour que leurs clients puissent échanger des heures de bricolage en fonction de leurs compétences, c'est le cas de Castorama avec le site "www.lestrocsheures.com". Les enseignes qui adoptent cette stratégie de plateforme d'échanges envisagent toujours de fidéliser leurs clients en leur proposant leurs produits, de nouvelles prestations et investissent sur l'avenir avant tout.

  • Les nouvelles solutions servicielles écologiques et sur-mesure :

Le déménagement "tout en vélo", en période de rentrée, les déménagements sont monnaie courante, et c'est ainsi que l'entreprise "tout en vélo" a conçu son offre de déménagement. Tout peut être transporté, ou presque, sur une plate-forme qui charge 300KG et sur une distance de 5 km. Le vélo sur cette distance se révèle être un moyen beaucoup moins onéreux que le camion, plus rapide également et forcément plus durable, et pour un tarif compétitif .

Les solutions de proximité ou circuits-courts

On connaissait déjà le drive pour les hypermarchés, aujourd'hui le consommateur va trouver des drives de produits frais qui allient praticité, prix et gage de qualité des produits dans une recherche d'alimentation santé, et des drives de produits locaux déjà bien répandu sur le territoire.

En conclusion, toutes sortes de réponses pour le consom'acteur, qui sont à la croisée des exigences économiques et environnementales.

Crédits

#46071025 - Two Smart Phones Sharing Data Shaking Hands © iQoncept

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