Le commerce en 2022

Le 29 juillet 2013

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« Le commerce en 2022, c’est maintenant ». Le 4 juillet dernier Alliance du Commerce organisait une matinée consacrée à imaginer le commerce de demain.

Le grand ne fait plus rêver, nous vivons une situation de résistance de la part des consommateurs. Ces derniers aspirent à consommer autrement. Selon l'Observatoire des Consommations Emergentes L'OBSOCO 50% des consommateurs ne sont pas satisfaits de la façon dont ils consomment aujourd’hui. Des signaux à capter et à mettre en valeur dans les commerces.

Le consommateur insaisissable selon Philippe Moati :

Le consommateur veut donner du sens, vivre dans un monde meilleur. Le volet environnemental est important. Actuellement le local (origine, géographique) est une valeur réelle.
• Produits de meilleure qualité, pour "moi" ou pour l’environnement.
• Un geste pour l’emploi local.
• Réduire la pollution par des déplacements limités, geste environnemental et sociétal.

Il veut consommer au plus juste, faire moins de gaspillage.

Il désire une consommation plus sûre, sans risque pour sa santé ou celles de ses proches. Le doute sur la qualité des produits s'installe dans l'esprit de l'acheteur.


Les ConsommateurS

 

En finalité après ces arbitrages le consommateur cherchera le meilleur prix.
Le consommateur en 2022 sera pluriel. On parlera des ConsommateurS. Dans les faits cela se traduira par :

• La diversité de l'offre.
• L'augmentation du numérique  (exemple des lunettes Google, pour chercher un produit).
• La mise en réseau des informations (négociation collective).
• La recherche dans le commerce de compétences, d’intégrité et de bienveillance de la part du personnel.
• Un zapping généralisé, commutation.
• Des pratiques de consommation collaborative.
• Le passage de consommateurs centrés sur les effets utiles (personnel, pour les autres) et les solutions à leur problème.
• La mise à disposition de réponse plutôt que la vente de biens de consommation, un business modèle à créer.

La guerre des canaux par Marc Filser :

Le magasin devient un lieu d'utilisation des canaux pour diffuser des biens, des services et de l’information, physiques et virtuels.
Par ailleurs le consommateur devient une source d’information pour les professionnels de la vente.

La fragmentation des canaux s'opère,  canaux

on observe dès lors une architecture intégrée avec de l'information interférant dans les flux logistiques. L'environnement devient mobile, virtuel et physique. (ex du tweet mirror). Les interactions entre le magasin, le consommateur et la logistique des achats sont interdépendantes et reliées en temps réels.

Le consommateur est de plus en plus actif dans le processus de distribution. Il souhaite intervenir aux différents échelons de la conception du bien à la personnalisation du produit final. Nous voyons apparaitre le produit fait sur mesure. Ce phénomène est appelé prosumtion.

La Shazamization

 

La "Shazamization" est la possibilité offerte à partir des nouvelles technologies (smartphone, tablette et autres...) d'identifier des objets, des lieux.  Le consommateur peut être amener à effectuer une prise de décision d'achat. 

Ces nouveaux comportements des consommateurs bouleversent les données de la distribution. Mais c'est aussi une valeur ajoutée. Un nouveau modèle de réflexion s'ouvre à la distribution.


La révolution des métiers vu par Jérôme Le Grelle : 

Les moteurs du système de la distribution sont durablement fragilisés, on passe du "venez à moi au je vais à vous". La fragmentation de l'offre s'opère. De même que la technologie va créer l’usage et transformer l’attitude du client. C’est le consommateur qui va gérer la relation qu’il veut avec le magasin.

La distribution aura à être sur les logiques des flux, à l'exemple des stations services devenues des accueils boutiques présentes sur la mobilité. 

Cette évolution aura également des conséquences sur les loyers commerciaux en corrélation avec les flux des consommateurs.

Ce qu’il faut retenir :
• Un consommateur de plus en plus informé
• Un consommateur à la recherche de sens
• Un consommateur hyper connecté
• Un consommateur personnalisé
Pour y répondre le commerce doit :
• Personnaliser l’offre, parler d’effet utile plutôt que du produit
• Etre un distributeur connecté, être présent physiquement et virtuellement
• Etre un facilitateur de solutions

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