Le potentiel de la GMS en matière d’implantation de bornes de recharge

Le 15 mai 2013

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Après l’annonce de E.Leclerc fin 2012 venant confirmer son intention d’équiper d’ici 2015 ses 500 hypermarchés de bornes de recharge, plusieurs éléments laissent penser que la GMS est susceptible de jouer un rôle significatif dans la mise en place du réseau d’infrastructures de recharge nécessaire à la démocratisation du véhicule électrique.

 

Une volonté affichée de s’équiper et des partenariats en cours avec les constructeurs

En décembre 2012, Leclerc et Renault ont publié une lettre d’intention détaillant les modalités du programme « ZE Club des 50 » qui vise à établir des partenariats entre des centres Leclerc et des concessions Renault incluant le déploiement de bornes de recharge et la mise en place d’actions de sensibilisation et de communication à destination du grand public dans une logique de démocratisation du véhicule électrique. L’ambition affichée par ce partenariat est d’équiper les 500 centres Leclerc d’ici 2015 et ainsi de constituer un maillage national d’infrastructures de recharge.

Plus localement, le magasin U Express du Grand-Fougeray (35), avec le soutien de la MEDEFI et de la Communauté de Commune du pays du Grand-Fougeray, et en partenariat avec Nissan qui souhaite voir se mettre en place des « corridors électriques », s’est équipé de 2 bornes de recharge : une borne à charge lente et la seconde à charge rapide, financées dans sa totalité par le constructeur.

Le 10 avril 2012, dans les Yvelines, l’enseigne Intermarché, avec le support notamment de Renault avait également procédé à l’installation d’infrastructures sur le parking d’un de ses magasins (ville de Buc) et profité de l’occasion pour afficher sa volonté de déployer un réseau afin de proposer un nouveau service à sa clientèle.

 

Une présence quasi exhaustive de la GMS sur les territoires : l’exemple de la Bretagne

La carte ci-dessous reprend les implantations de deux des principales enseignes GMS implantées sur le territoire breton : E.Leclerc et les Magasins U. Dans le cas où d’ici 2015, l’ensemble de ces enseignes seraient équipées de bornes de recharge, on constate que le réseau d’infrastructures alors en place serait en phase avec les autonomies des modèles d’ores et déjà sur le marché.

carte potentiel de la gms en matière de bornes de recharge

Source: Themavision

En termes de maillage du territoire et compte-tenu du déploiement en parallèle d’infrastructures par les collectivités, on se situerait à un niveau susceptible de lever les derniers freins liés à la trop faible autonomie du véhicule électrique.

 

A termes, un moyen d’attirer le client et une nécessité de s’équiper

borne de recharge grand fougerayMême si le nombre d’ « électro-conducteurs » est aujourd’hui négligeable, la GMS voit dans les bornes de recharge un futur moyen d’attirer le client afin de profiter du temps de rechargement du véhicule pour toucher de manière plus récurrente sa clientèle. Le magasin du Grand-Fougeray communique d’ores et déjà sur son site internet sur la possibilité de recharge offerte.

Compte-tenu du climat concurrentiel très fort qui règne entre les enseignes de la GMS, on peut légitimement penser qu’à moyen terme, il sera difficilement envisageable pour un magasin de ne pas être équipé si son voisin l’est.

 

La possible éligibilité des infrastructures de recharge au dispositif CEE

Début 2013, le groupe E.Leclerc a manifesté son souhait de voir les bornes de recharge pour véhicules électriques intégrées aux dispositifs des CEE (Certificats d’Economie d’Energie). Les CEE sont un mécanisme qui contraint un certain nombre d’obligés (distributeur d’électricité, de gaz, de chaleur, de froid, de fioul domestique et de carburants) à promouvoir activement l’efficacité énergétique auprès de leurs clients via la mise en place de dispositifs incitatifs et sous peine de pénalités financières importantes.

Dans le cas où le lobbying entamé aboutirait à l’intégration des bornes de recharge dans le dispositif CEE, le déploiement de ces dernières dans le réseau GMS pourrait s’accélérer compte-tenu du levier financier qui se mettrait alors en place. Si on reprend l’exemple de E.Leclerc, la SIPLEC, Société Coopérative d’Approvisionnement Pétrolier du groupe, astreinte à l’obligation des CEE, pourraient assurer le financement des installations pour l’ensemble des adhérents, du fait que cette démarche permettrait de remplir les quotas imposés tout en incluant l’installation d’infrastructures, source future de valeur ajoutée pour les magasins.

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