Un réseau de boucheries traditionnelles pour La Cooperl.

Le 19 mars 2013

Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur Viadeo Partager sur LinkedIn
La tendance est à la défiance vis-à-vis des industriels, en particulier dans la filière carnée. Si la fraude à la viande de cheval risque de ternir une nouvelle fois l'image de l'industrie alimentaire, elle va probablement profiter aux artisans bouchers. L’ouverture d’un réseau de boucheries par la Cooperl tombe donc à pic.

La Cooperl, numéro un du porc français basé à Lamballe (22), a ouvert sa première enseigne "Aurélien boucher traiteur" à Redon (35). Vingt-cinq magasins devraient ouvrir cette année, la plupart dans l’Ouest mais aussi quelques-uns en région parisienne.

Ce nouveau concept, dont la couleur phare est le rouge, est baptisé Aurélien, du nom du saint patron des bouchers. Il s’adresse à une clientèle de jeunes actifs, avec une offre en phase avec la tendance actuelle : 50 % viande, 30 % charcuterie-traiteur et 20 % snacking-rôtisserie. A cela s’ajoute la vente de produits régionaux.

Côté traiteur, plus de 80 spécialités bouchères sont proposées : crues ou prêtes à mettre au four, avec possibilité de commander en ligne.

La boucherie traditionnelle bénéficie de la confiance des consommateurs.

Quelques semaines après le début du "Horsegate", la fédération des artisans bouchers évoque une hausse de 10 % de ventes de steaks hachés frais dans les boutiques. En parallèle, Nielsen constate une baisse de 47% du chiffre d’affaires sur les plats cuisinés à base de bœuf, sur la semaine du 18 au 24 février, par rapport à la même semaine l’an dernier.

Si depuis quelques années, les nouveaux modes de vie et de consommation redonnent de l'attractivité aux commerces de proximité, l’affaire chevaline va probablement accélérer un rapprochement entre le consommateur et le savoir-faire artisanal. Avec des concepts modernes, rajeunissant l’image parfois vieillotte des boucheries, une nouvelle clientèle, plus jeune et soucieuse de réduire le nombre d’intermédiaires entre elle et l’animal, devrait franchir la porte des artisans bouchers…

 

2 vachesboutique ferreroAprès Ferrero et sa boutique éphémère en 2009, Danone et son restaurant Les 2 Vaches, La Cooperl et sa boucherie, l’heure est donc à la diversification des activités pour les industriels de l’agro-alimentaire.

 

Une façon efficace de renforcer le lien avec un consommateur de plus en plus demandeur en matière de proximité et de transparence.

A lire également

Appel à projets du Département d'Ille et Vilaine : Transformation agricole sous signe de qualité

Le 26/04/2017

Le département d'Ille et Vilaine vient d'allouer une enveloppe de 90000 € pour des initiatives agro-alimentaires locales innovantes. L'objectif de cet appel à projet est d'accompagner les entreprises de première transformation agricole à développer de nouvelles productions, diversifiées, locales et à forte valeur ajoutée.

Gamme classique Brasserie de l'Hermine

La Brasserie de l’Hermine affiche un ancrage régional… pour revendiquer son identité gustative !

Le 24/04/2017

Capitaliser sur son identité régionale, c’est le positionnement opté par de nombreuses marques. La Brasserie de l’Hermine, fière de porter certains attributs bretons, fait le choix d’un ancrage régional plus modéré, inscrivant ses origines dans une histoire plus large pour assumer la "belgitude" de ses bières et revendiquer son caractère gustatif !

Eaux de bouleau, d'érable, de bambou... Les stars des eaux santé !

Le 20/04/2017

Après l'eau de coco, de nouvelles eaux surfent sur la vague naturelle voire élémentaire. Utilisées depuis des millénaires à des fins médicinales, les eaux de bouleau, d'érable et de bambou apparaissent en grande consommation. Sur quelles promesses marketing s'appuient les marques pour investir le secteur boisson ?