L’émergence de la consommation alternative

Le 27 février 2013

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Crise oblige, les modes de consommation évoluent. Produits d’occasion, achats groupés, troc, location, échange de services, récupération : voici la consommation alternative. Analyse de l’Observatoire Cetelem 2013.

Accéder à l’article : Les modes de consommation alternatifs ont de l'avenir

 

En alimentaire, ces nouveaux modes de consommation peuvent paraître moins évidents. Et pourtant des initiatives variées tendent vers une évolution de certaines pratiques de consommation.

On observe, par exemple, le développement du glanage, conséquence directe des difficultés financières rencontrées par nombre de foyers défavorisés.

  • Le glanage rural existe depuis longtemps. Réalisé après la récolte, il s’agit de récupérer des fruits et légumes laissés dans les champs par les machines, en accord avec le propriétaire du terrain.
  • Le glanage urbain se développe autour des invendus des marchés et des surplus de la GMS.

Le glanage se structure aussi par l’action d’associations qui organisent le ramassage des invendus et la redistribution aux publics les plus démunis. A l’image des glaneurs du marché de Wazemmes, à Lille, qui ont récolté 23 tonnes depuis leur début, en décembre 2010.

En restauration, des particuliers se sont lancés dans la proposition de portions alimentaires cuisinées à domicile et mangées en famille en partageant avec des hôtes d’un repas. Un mélange de solution  anti-gaspi, d’ouverture et de partage entre personnes et de valorisation financière de la prestation culinaire, à l’exemple du réseau de vente de plats cuisinés entre particuliers SuperMarmite.

Dans le secteur de la grande distribution, de nombreuses sensibilisations ont lieu actuellement autour de la redistribution des invendus. Abîmés (fruits et légumes flétris ou tachés) ou en fin de dates de péremption, nombre de produits alimentaires sont jetés quotidiennement alors qu’ils sont encore parfaitement consommables.

Des propositions ont même été faites de supprimer la DLUO, souvent perçue par le consommateur comme une DLC et freinant ainsi la vente des produits alors qu’ils ont encore une durée de vie potentielle.

La Ville de Bruxelles a décidé depuis le 7 février 2013 d’inclure dans les permis d’environnement une clause prévoyant la redistribution des produits encore parfaitement consommables, à au moins une association caritative affiliée à la Fédération belge des banques alimentaires, avant d'éventuellement emprunter d'autres filières de valorisation ou d'élimination des déchets.

Autant d’exemples alimentaires d’action en faveur d’une « autre consommation »…


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