Les modes de consommation alternatifs ont de l'avenir

Le 06 février 2013

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Location, occasion, troc ou récupération : autant de réponses aux difficultés économiques qui affectent le moral et le pouvoir d'achat des consommateurs européens. Dans son édition 2013, l'Observatoire Cetelem décrit ce mouvement vers des modes de consommation alternatifs, une tendance qui devrait s'inscrire dans la durée.

L'enquête de l'Observatoire Cetelem a été menée en partenariat avec l'institut TNS Sofres auprès de 6.500 personnes interrogées dans douze pays européens - dont 1.000 personnes en France. Les résultats ont été analysés par le cabinet d'études et de conseil BIPE.

Trois principaux facteurs influencent les modes de consommation alternatifs :

  • le contexte économique
  • la progression des préoccupations éthiques et environnementales chez les consommateurs
  • les nouvelles technologies.

Conjoncture dégradée

Même s'il est en France légèrement supérieur à la moyenne des douze pays interrogés, le moral des ménages est déprimé. Quant aux intentions de consommation pour 2013, elles sont nettement orientées à la baisse, selon l'Observatoire Cetelem. En revanche la volonté d'épargner est en hausse.

De fait, les éléments de conjoncture en Europe n'incitent pas à l'optimisme :  

  • croissance faible ou négative (sauf dans les pays d’Europe centrale et orientale enquêtés : Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Roumanie)
  • chômage de masse
  • stagnation ou baisse du pouvoir d’achat
  • une majorité de consommateurs déclarent qu'ils n’ont pas du tout ou pas vraiment les moyens de consommer… et ceux qui en ont les moyens n’en ont pas envie
  • en moyenne dans les douze pays, les personnes interrogées estiment que leurs dépenses ont baissé en 2012 et vont continuer de baisser en 2013 dans de nombreux secteurs, à l’exception des dépenses de transport (incluant les dépenses d’essence) et de télécommunications.
  •  

Une exigence croissante de transparence et d’éthique

L’Observatoire Cetelem 2013 note que le nombre de personnes prêtes à privilégier les marques et les produits soucieux d’éthique et de développement durable apparaît en hausse dans l’ensemble des douze pays européens enquêtés. L’enquête semble montrer que les consommateurs sont sensibles à la dimension environnementale dans leurs comportements de consommation. Toutefois on sait qu’il existe toujours un écart entre les intentions affichées et la réalité. 

Au même moment paraît une enquête de TNS Sofres pour l'agence Australie, selon laquelle les Français manifestent leur défiance à l’égard des grandes entreprises : le doute concerne en particulier les valeurs citoyennes mises en avant par les grandes entreprises dans leur communication. Quand l'économie va mal, le concept d'entreprise citoyenne apparaît déplacé. On retiendra de cette étude que le consommateur, au-delà du discours, veut des preuves, de l’honnêteté et de la transparence.

Une vie quotidienne plus connectée

Le e-commerce poursuit sa progression, le m-commerce est porté par l'équipement des ménages en smartphones et le drive séduit de plus en plus de consommateurs.

Les réseaux sociaux et avis de consommateurs postés sur Internet exercent une influence réelle sur les comportements d’achat.

Ces nouveaux outils sont l'un des facteurs qui favorisent l’essor de modes de consommation alternatifs.

Le consommateur européen en mode alternatif

La priorité pour le consommateur : trouver des solutions alternatives pour réduire ses dépenses.

Parmi ces solutions : troc et récupération, vente et achat de produits d’occasion, achat groupé, location (longue durée ou ponctuelle) qui de plus en plus se substitue à la possession, faire soi-même pour son plaisir et pour des raisons économiques, acheter directement chez le producteur pour éviter les intermédiaires…

Ces chiffres issus de l'Observatoire Cetelem en attestent :

  • 60% des Français pratiquent la récupération
  • 28% préfèreront à l’avenir louer leur véhicule plutôt que l’acheter
  • 52% des Européens (62% des Français) pensent faire davantage appel, dans les années qui viennent, à l'entraide, à l'échange de produits ou de "services-coups de main".
  • 56% des Français pensent faire autant ou plus de troc
  • Le "faire soi-même" se développe : 93% des Européens envisagent de faire la cuisine pour leur propre usage, 52% de la couture et du tricot, 77% du jardinage et du bricolage et 64 % pensent réparer eux-mêmes leurs appareils électriques dans les années à venir.

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