De l’emballage biodégradable à l’emballage comestible : des initiatives en GMS comme en RHD.

Le 29 janvier 2013

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Le développement durable constitue aujourd’hui un réservoir important d’innovations. Dans la bataille pour la réduction des déchets, le biodégradable n’est plus le seul en compétition. L’emballage comestible commence à faire son chemin, en GMS comme en RHD.

 

Avec l’accroissement important des déchets ménagers et le coût de plus en plus élevé pour les détruire, il devient urgent de trouver des solutions palliatives aux 540 kg d’ordures ménagères que produit un Français chaque année. Et si l’on consommait nos emballages plutôt que de les jeter ? Restaurateurs et industriels de l’agroalimentaire profitent du filon pour développer de nouveaux produits, parfois originaux. L'aliment, qu'il soit farine, agar-agar, fécule de pomme de terre ou autre, devient ainsi une piste qui nourrit de plus en plus la recherche et développement.

 

Une idée pas réellement novatrice.

Un début de réflexion sur le remplacement de matières synthétiques par des matières naturelles a déjà été amorcé il y a plusieurs années :emb comestible2

  • La paille en céréales de Kellogs's lancée dés 2005.
  • La tortilla en guise de contenant pour les salades, un classique en restauration à thème type mexicaine.emb comestible1
  • La Cookie Cup de Lavazza.
  • Le couvercle de tasse en biscuit.
  • La cuillère à café en sablé d'Apollonia Poilâne.
  • Etc…

 

Aujourd’hui les initiatives continuent de fleurir avec des paris plus osés, visant des marchés bien plus amples…

Passer à l’emballage comestible grâce au film cellophane soluble  et comestible.

ThéSpécialiste des emballages aquasolubles, MonoSol se lance dans le film soluble et comestible. Lorsque le sachet transparent est en contact avec un liquide, les liens moléculaires se détachent et l’emballage est dispersé comme les enveloppes membranaires solubles dans l’eau que l’on utilise déjà pour de la lessive. Il est alors possible de boire sans aucun risque ni goût parasite.

Sachant que dans le futur, il sera possible d’ajouter des saveurs différentes à ces sachets...

Reproduire une protection naturelle telle la peau des fruits autour de préparations industrielles

emb comestible 3Plus récemment, des scientifiques américains, dont le Docteur David Edwards, ont mis au point des emballages protecteurs, biodégradables, ayant le pouvoir de se dissoudre dans l'eau. Ces emballages baptisés «Wikicells», imitent les propriétés naturelles des fruits. Largement mises en avant à l’occasion de l’édition 2012 du SIAL, les WikiCells sont des membranes comestibles qui englobent la nourriture ou les boissons, permettant une conservation de quelques jours à quelques mois, suivant les conditions de stockage. Elles se dégustent entièrement après un simple lavage. A l’intérieur, on peut y mettre une variété infinie d’aliments ou de boissons comme du jus de fruit, du yogourt, de la crème glacée, etc.

Le premier produit devrait être une WikiGlace, proposée dans un premier temps aux restaurateurs avant de rejoindre les rayons de la GMS.

Outre la réduction des déchets, ces contenants présentent l’avantage de ne pas contenir de bisphénol A.

 

L’emballage comestible sur un marché de masse : le fast food

Engagés dans sa démarche « Eco-progress », Mac Donald a pour objectif de diminuer ses déchets de 20 %, en réduisant les emballages, en les recyclant ou par la mise en place d'une politique énergétique.

Au Brésil, une chaîne de restauration rapide va plus loin en agissant à la source : pas de déchets à gérer puisqu’ils seront consommés au même titre que le burger. Ainsi la chaîne Bob’s Burger a inventé un emballage d’hamburger comestible.

         emb comestible 4emb comestible 5

Réelle initiative écologique ou simple coup du pub dans le cadre d’une campagne marketing (cet évènement est temporaire), l’enseigne  avance que « Les burgers de Bob sont si bons que nos clients ne peuvent pas attendre de les déballer pour les manger ».

Les recherches s’accélèrent partout dans le monde

Pour les chercheurs chinois, les carottes auraient des propriétés intéressantes pour composer un emballage comestible. Les Espagnols misent plutôt sur les huiles essentielles -origan, clou de girofle et romarin- pour mettre au point un film comestible pour la viande. Quant aux Canadiens, ils travaillent sur les extraits d'algues pour enrober les fruits et légumes frais coupés et augmenter ainsi leur durée de vie...

 

Bien que l’idée de l’emballage comestible soit extrêmement prometteuse d’un point de vue environnemental, il se pose une double question :

  • La problématique liée à l’hygiène lors de la manipulation,
  • L’obstacle psychologique lié à l’ingestion d’éléments que l’on est habitué à jeter…

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