Doha, une avancée symbolique pour l'environnement

Le 15 janvier 2013

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192 pays se sont réunis à Doha, pour la 18ème convention sur les changements climatiques. La conférence a comme ambition de préparer un accord à l’horizon 2015 visant à réduire plus et mieux les émissions de gaz à effet de serre, de manière légalement obligatoire pour enrayer la course folle du réchauffement climatique.

15 ans après son adoption : l’acte II du protocole de Kyoto

Les négociations ont été difficiles, comme en témoigne le retard pris dans la conclusion de la conférence sur les changements climatiques. Après plusieurs jours, la principale décision à laquelle les pays ont abouti est de prolonger jusqu’en 2020 le protocole de Kyoto qui devait s’éteindre à la fin de cette année.

La résolution reste symbolique puisque les pays qui l’ont ratifié, l’Europe, l’Australie et une dizaine d’autres, ne représentent que 15% des émissions de GES du globe. En effet, le Canada, le Japon et la Russie ont décidé de ne pas renouveler leur engagement, et d’autres comme les Etats-Unis et la Chine refusent toujours de le ratifier. Cet acte II du protocole de Kyoto, comme son prédécesseur, vise à réduire les émissions de GES dans l’atmosphère de 50 milliards de gigatonnes à 44 milliards d’ici à 2020. Il continue à être aujourd‘hui le seul accord légalement contraignant quant à la réduction de gaz à effet de serre.

Une avancée à petits pas…

Les acteurs de l’environnement se rejoignent tous pour dire que l’accord est décevant, comme en témoigne devant le journal le parisien, Delphine Batho, Ministre de l’écologie, « l’accord n’est pas à la hauteur de l’urgence climatique ».

… dans un contexte d’urgence

Ces dernières semaines de nombreux rapport tirent la sonnette d’alarme. L’Europe, la banque mondiale, le programme des Nations Unies pour l’environnement, les scientifiques… Tous annoncent l’échec d’un maintien d’une hausse des températures à 2 degrés si des mesures radicales ne sont pas prises rapidement. Les études prévoient une hausse de 3 à 5 degrés d’ici à 2060 avec des conséquences climatiques probables que les états ne pourront pas maîtriser.

Prochain RDV en 2015, à Paris, avec l’objectif de conclure un accord universel contraignant sur la réduction des émissions de GES impliquant, cette fois ci, les principaux pays émetteurs de ces rejets.

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