La logistique marocaine se met aux standards européens

Le 04 décembre 2012

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Axe d'échanges sud - nord depuis toujours, le Maroc vit actuellement une vraie révolution logistique. Disposant d'une situation géographique idéale sur l'une des grandes lignes maritimes, le royaume est aujourd'hui utilisé comme hub international par les opérateurs  maritimes mondiaux, comme Malte l'a été dans le passé par la CMA CGM. Le doublement d'ici 2015 de la capacité de traitement du complexe Tanger Med (8 M de containers contre 4 M aujourd'hui) risque fort de « faire trembler » certains ports d'Europe du sud.

 

Mais cette effervescence de la logistique ne se limite pas qu'à la seule côte méditerranéenne.

La stratégie nationale de développement de la compétitivité logistique du Maroc (2010 - 2015) a réellement boosté les 5 axes de développement qu'elle comportait. Parmi ces nombreux projets figurent notamment le développement du port de Casablanca ou encore la création de 70 plates-formes logistiques multi-flux sur l’axe Casablanca – Rabat – Tanger. L’extension du réseau routier marocain –  l’actuel parent pauvre de la logistique marocaine, avec seulement 200 kms d’autoroutes construites par an –  est également au programme et permettra d’assurer un maillage plus efficace entre ces différentes métropoles, tout en répondant à une logique globale d’aménagement du territoire.

Une main d’œuvre de plus en plus qualifiée

Les universités marocaines et autres établissement spécialisés (Institut Supérieur du Transport et de la Logistique, Institut Supérieur de l’Aéronautique…) sont aussi toujours plus nombreux à former les cadres de demain des secteurs du transport et de la logistique dans le cadre de nouveaux programmes. Mais les formations s’adressent également de façon importante aux  opérateurs et niveaux intermédiaires, puisque 65 000 personnes devraient être concernées dans le cadre du plan de développement des compétences sur la période 2010 – 2015.

Des investissements étrangers actuels … et à venir

Même si un certain nombre de prestataires logistiques européens sont déjà sur place (Géodis, DHL, Kühne & Nagel, Dacsher...), le Maroc continue d’accueillir de nouveaux investisseurs. Ainsi, l’industrie automobile mondiale a bien compris les atouts que ce pays peut présenter; et notamment les constructeurs Renault (usine à Tanger), mais également Volkswagen avec son projet au nord de Casablanca, et bientôt le constructeur Huyndai. Il en est de même dans le secteur aéronautique, avec l’implantation récente de Bombardier, et la présence de 4000 personnes salariées dans ce secteur.

Un état logistique incontournable à l’avenir ?

Au fil des années, le Maroc est progressivement passé du rang d’acteur de la logistique africaine du transit à celui de hub international, et est à présent considéré comme un pays à logistique à valeur joutée. De ce fait, il devient incontournable pour un bon nombre d’entreprises étrangères qui souhaitent soit se développer sur le continent africain, soit relocaliser leurs activités jadis transférées en Asie. En effet, la proximité des sites de production marocains ainsi que la rapidité de desserte de l’Europe par voie routière offrent de réelles alternatives en termes de réactivité à la demande et de coûts (le SMIC local pour 44heures par semaine est de 230 € par mois). 

 

 

 

 

Auteur(s)

Yann BARBERY , Arthur BOUVET, Damien GUILLEMETTE, Haazim OURO-SAMA (étudiants de l'ESLI)

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